BOURGOGNE
On trouve souvent en Belgique des spécimens de fine dentelle supérieurement travaillée , ressemblant au vieux point d'Angleterre et portant le nom de point de Bourgogne (fig. 99); mais il ne reste aucune trace de la fabrication de ces points. Dans un recensement fait à Londres en 1571 , de tons les étrangers qui s'y trouvaient, figurent comme natifs de la Bourgogne, des ouvriers en tricot et en dentelle.
Au dix-huitième siècle, une manufacture de valenciennes
(1) Savary, 1726.
existait à F hôpital de Dijon, sous la direction des magistrats de la ville. Elle déclina vers le milieu du siècle et disparut complé-
tement pendant la révolution, « Les dentelles sont grosses, dit Savary, mais il s'en débite beaucoup en branche- Comté. »
lyonnais.
Dès le treizième siècle, Lyon fit des dentelles d'or et d'argent enrichies des mêmes ornements que celles de Paris.
Les dentelles de Saint-Étienne ressemblaient aux valenciennes ; elles étaient estimées pour leur solidité ; les plus fines servaient de manchettes d'homme, qu'on y faisait d'une exquise beauté.
A Méran , village des environs du Pont de Beauvoisin , on fabriquait beaucoup de blondes, mais ce commerce s'était fort amoindri à la fin du siècle dernier. Ces blondes sont connues sous le nom familier de bisettes.