‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 82 sur 149 · II. — INFLUENCE SPECIFIQUE DES SIGNES DU ZODIAQUE · texte numérisé non relu

II. — INFLUENCE SPECIFIQUE DES SIGNES DU ZODIAQUE

Le zodiaque égyptien transporté en Grèce et accommodé à la mythologie hellénique. — Des signes considérés isolément : Symbolisme des signes. — Influence astrologique attachée aux caractères des symboles. — Classification des signes d'après leurs caractères divers. — Répartition des influences zodiacales sur les règnes de la nature et les régions terrestres* — Associations formées par les signes : Influences concourantes ou adverses. — Théorie des tupecta : aspect trigone, quadrat, sextil : opposition, conjonction. — Associations par lignes parallèles. — Rapports des aspects entre eux ; affinités et antipathies : la discorde céleste. — Subdivisions du cercle zodiacal : Subdivision duodécimale de chaque signe. — Division du cercle en 360<^ : la « sphère barbare. » — Myriogénèae ou localisation irrégulière d^nfluences diverses surajoutées les unes aux autres dans chaque degré du cercle. — Système des décana* — - Fixité et immobilité relatives des influences zodiacales*

On peut dire, d'une manière générale, que, si les influences planétaires ont été particulièrement étudiées par les Chaidéens, celles des étoiles fixes ont été, de la part des Égyp* tiens, Tobjet d'une attention spéciale.

Les constellations placées sur la route que parcourt le soleil dans sa révolution annuelle apparente ont été d'abord distinguées des autres groupes d'étoiles et réparties, avec une régularité tout artificielle, en douze étapes d'égale étendue, correspondant chacune à un mois de l'année. Ces constellations reçurent des noms symboliques, empruntés pour la plupart à des espèces animales, et ainsi fut constitué le Zodiaque (ZwBiaxoç xixXoç) ou « cercle des animaux*. > Le zodiaque grec, modelé sur celui des Égyptiens, comprenait douze signes échelonnés dans l'ordre suivant, en partant de réquînoxe du printemps* : le Bélier (xpfoç v); le Taureau

i) Voy., OErriNGER, art. Zodiacm^ dans la RealencyklopœcUe de Paaiy. •— 2) Il est possible que Je Zodiaque, en passant d'Egypte en Grèce, ait subi un déplacement de iSO*; le signe du Bélier {Faofi) aurait correspondu en Egypte à l'équinoxe d'aat'>m':e.(RAiGE. Descr, de V Egypte, \I, p. 391 sqq.)

214 DIVINATION INDUCTITE

(V taSpoî) ; les Gémeaux (ôfôjj«K ^); le Crabe ou Cancer (xapxwo; ©); le Zton (u^v Q.); la Vierge (jwp^ivoç njj); le Scorpion dont le corps remplissait deux signes, d'abord, les Serres (vi^) — remplacées définitivement par la Balance (;uydç»A*j«j — je Scorpion proprement dit (9xopx(oç >l); ensuite le Centaure ou Sagittaire (xoçitr.ç »♦); le Capricorne («îT<Jxtp«< X»); le Versea» (&8pox6o; ss) et les Poissons {h^^n X).

Ces noms ont été expliqués de diverses manières, par des associations d'idées rappelant les soit phénomènes atmosphériques, soit les manifestations de la vie végétale et animale, soit les exigences de Fagriculture aux époques qui coïncident avec rentrée du soleil dans chacun de ces signes. Ce qu'il nous importe de constater, c'est que le symbolisme zodiacal est le fondement sur lequel reposent les inductions de l'astrologie stellaire, de sorte qu'en remaniant les figures du Zodiaque on eût modifié toute la série des présages qui en découlent.

Les Grecs s'approprièrent le Zodiaque et lui donnèrent un caractère national en l'accommodant à leur mythologie*. Le Bélier fut pour eux celui qui fournit la Toison d'or, ou encore la figure cornue de Zeus Âmmon; le TaureaUy Zeus amant d'Europe ; les Oénieaux représentèrent les Dioscures ; leCrabe^ celui qui mordit Hercule conibattant l'hydre de Lerne ; le Lionj le fameux fauve de Kémée ; la Vierge^ la malheureuse Erigone ; le Scorpion, l'animal qui tua d*une piqûre le géant Orion;. le Sagittaire fut un centaure; le CapricomCy un égipan; le Verseau correspondait pour les uns à l'échanson

i) La Balance^ qui existait dans le Zodiaque égyptien (Farmouthi)^ fut parfois substituée aux Chelae, k partir da premier siècle ayant notre ère, et définitivement maintenue par les Romains à cette place où le cbanfredes Giorgiques proposait de placer Auguste. Il est possible, comme le dit Servius {Georg.f I, 33) qne e système d*i onze symboles pour donxe signes suit d*origine cbaldéenne. — 2} Les Alexandrins créèrent toute une 1 ttéraiure de KaTovTtpioiiol oa hbtoires mythologiques des constellations, sur le modèle de VÉrigone d'Eratostbène.

Page 1