‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 83 sur 149 · LE ZODIAQUE HELLÉNISÉ · texte numérisé non relu

LE ZODIAQUE HELLÉNISÉ

Ganyniède, pour les autres à Deucalion, sunivant du déluge, ou à Cécrops. Les Poissons n'ayant guère de prototype dans la ni3rthoIogie grecque^ on les emprunta aux cultes sémitiques et on les dit venus de rEuphratei. Les Grecs tentèrent même d'associer plus intihiement encore le zodiaque à leur religion en y introduisant leurs douze grands dieux*.

La moindre modification introduite dans ce premier thème avait des conséquences graves au point de vue du pronostic. Ainsi, les Grecs, en supprimant la Balance, remplacée par les pinces du Scorpion, en faisant du cheval égyptien un Centaure armé, d'une matrone féconde une Vierge, et d'un couple amoureux l'association fraternelle de deux Jumeaux, se mirent dans l'obligation de retoucher sur bien des points le système d'interprétation imaginé avant eux. Les qualités des signes, — par conséquent, celles qu'ils tendent à produire sous leur influence, — sont en effet déduites, par une analyse minutieuse, du caractère et de la forme des images symboliques qui les représentent.

Ainsi, les signes du Zodiaque sont :

!• Au point de vue de leur forme et de leur nature' :

a. humains (iJ nj^ tû? s»)* ou animaux (les huit autres).

b. animaux ten^estres {^ V Si ^,)jaqiuitiqueSy (S X), amphibies (X [«]).

c. féconds y (S "l X) stériles y (ujj £l s») et communs (9 V ifi

d. entiers ou mutilés, comme le iScmpîow, qui a ses pinces dans un autre signe ; le Taureau^ à qui manque la partie pos-

\) Les varia nUss sont nombreuses; chaque mythograpbe découvrait aisément dins l'amas des légendes poétiques quelque rapport négligé par ses devanciers. — 2) Yoy. les répartitions faites d'après des j^ystômes divergents dans fifanilius (II, 423, 437), et dans le Kal. Rusticum des ins riptions (I. R. N. 6746; C. I. L. VI, 2305-2306.) — 3} Manil., II, 256-260. - 4) La Balance est un signe humain, car la ûgura complète est ua homme tenant la balance équinoxiale dans laquelle le jour et la nuit se font équilibre.

térieure du corps; le Crabe ou Cancer, qui est aveugle, et le Sagittab^e qui, vu de profil, n'a qu'un œil * :

e. simples ou unicorporels ( V V S iL "Jî ^ "l ^^ doubles conjoints {SSOy doubles disjoints ou bicorporels (X)y composés

2^ Au point de vue de leur attitude, les signes sont :

a. débout {^ «b «), asm (V ^ ;<>), couchés{& "t X), mai^ chant ou courant (V Si »♦).

b. la face tournée dans le sens du mouvement diurne (9) ou dans le sens opposé (v).

3* Au point de vue de leur position géométrique sur le cercle :

a. masculins ou féminins; les sexes étant disposés de manière à alterner de signe en signe, à partir de v qui est le premier signe masculin* .

b. diurnes ou nocturnes. Certains astrologues ramenaient cette division à la précédente, en considérant les signes masculins comme diurnes, les féminins comme nocturnes. D'autres adoptaient une répartition tout à fait irrégulière, désignant comme diurnes V S Q, "l »^ X qui, pris deux à deux, soutendent dans le cercle le côté du carré*.

c. tropiques ou placés à l'entrée de chaque saison (V S t^ X ) et doubles ( X 5& "Il *♦)? c'est-à-dire précédant immédiatement les tropiques et participant de deux saisons à la fois. Les autres sont dits solides Mpza)».

L'influence astrologique de chaque signe est le résultat de toutes ces qualités que l'analyse pouvait multiplier à l'infini •.

i) Manil , 11, 256-260.— 2)Maml., II, 1. FiRUic, II, i2. Voy. les variantes ap. Manil., H, 174. Sex. Eupiric. Adv. astroL, V, 10. — 3) Manil. Ibid. Ptoleu., I, i3. Sex. Empir. Ibid.^ 9. FiRUic, II, 1. lo. Lyous, 0<<m(., 23- 26.-4) Manil., H, 200 sqq. — 5) Manil., II; 174 sqq; III, 613 sqq. Ptolbx., I, 12. Sex. Empxric. Ibid., 11.— 6) On trouve, dans les Aneedola astrologica de Lndwich(p. 105-110), une liste de cent treize qualificatifs applicables aux signes du Zodiaque,

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