‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 85 sur 149 · THÉORIE DES ASPECTS · texte numérisé non relu

THÉORIE DES ASPECTS

cercle, et l'aspect est qualifié, suivant le nombre de côtés du polygone, d'aspect ^r/gfow^, quadrat om sextil^ auxquels il faut ajouter Vqppositiony ou aspect diamétral, et la conjonction.

La règle générale, — abstraction faite de Paspect diamétral qui emporte l'idée d'antagonisme, — est que les aspects sont d'autant plus favorables qu'ils sont moins obliques, autre* ment dit, que l'angle intérieur du polygone engendré est moins ouvert.

En conséquence, l'aspect tHgone est le plus favorable de tous, celui dans lequel les influences concourent le plus har-» moniquement à un but Commun*. Un autre motif de la supériorité du trigone est que les trois signes qu'il réunit sont toujours de même sexe ; cependant, l'union des signes groupés par l'aspect trigone n'est pas toujours parfaite. Dans le trigone ignéj auquel préside le Bélier, ce signe débonnaire est souvent trahi par les deux autres, le Lion et le Sagittaire ; le trigone terrestre du Taureau n'est guère plus uni, et bien des perfidies troublent aussi l'harmonie du quatrième groupe^ le trigone aquatique du Cancer. L'amitié indissoluble ne se rencontre que dans le troisième trigone, dit aérien oxxthumainy auquel président les Gémeaux'. Chacun des quatre trigones prend le sexe et les autres caractères distinctifs du signe qui en occupe le sommet.

L'aspect quadrat forme des associations peu sympathiques, car non-seulement il est plus oblique que le trigone, mais il groupe nécessairement les deux sexes alternés, avec cette circonstance aggravante que les signes du même sexe, c'està-dire faits pour s'aider, sont vis-à-vis l'un de l'autre en opposition diamétrale. Cependant letétragone balance cet inconvénient en développant et encourageant d'autres affinités

1)3Ianil.,II, 663 sqq. Fiamc., H, 11. — 2)M^nil., II, 601 sqq. Firmic. Ibid. Trigone ignéf 9 il »• ; terrestre^ y 15 ;«, ; humain^ iï ^ »; aquatique, o

naturelles. Ainsi y il réunit par groupe les signes ttyjpiqueSy les signes simples et les signes doublesK

L'aspect sextil est le plus oblique de tous, car les astro^ logues n'allaient pas jusqu'au dodécagone qui eût associé les signes contigus. Aussi l'association par l'hexagone constituait des groupes fort peu homogènes, dont les membres étaient plutôt antagonistes que sympathiques*.

L'hexagone, considéré généralement comme un trigone affaibli', avait pourtant sur le carré l'avantage de ne réunir que des signes de même sexe,

A côté du groupement polygonal par aspects» s'en ren-* contre un autre tout différent qui , sinon dans son principe, au moins dans l'application, parait avoir été spécial à l'astrologie grecque*. C'est le système des antiscia ou correspondance établie entre les signes au moyen de lignes parallèles aux deux diamètres, perpendiculaires l'un à l'autre, qui joignent entre eux les points équinoxiaux et les points solstitiaux. Chaque ligne unissait ainsi deux signes. On disait que deux signes réunis par une ligne parallèle au diamètre équinoxial se rayaient ou s'éclairaient, et qu'ils s'entendaient dans la direction perpendiculaire; la direction de l'oreille faisant un angle droit avec celle des yeux. Il arrivait ainsi que les signes tropiques n'avaient qu'un sens. Le Bélier et la Balance voyaient sans entendre, le Cancer et le Capricorne entendaient sans voir*.

Pour se faire une idée des ressources déjà acquises, il faut considérer, non plus seulement chaque signe, mais chaque groupe, quel qu'il soit, comme un être concret qui a ses

. i) Manil., h, 039 Bqq. Téira^one de signes tropiques^ 9 O ^ )<i, simples^ y Ji ut s«, doubles j 5i iç »• X. — 2) Premier groape, V # li **«•*« ; deuxième, VOiçiilî<»X. — 3) Firmic, VI, 23. — 4) Voy. le syslème tout différent d'audition et de vision chez les Égyptiens dans Firmicas, qui dit avoir leproduit le tableau d*Abraham. (FinMiC.,VIII, 2.) — 5) Manil., Il, 467 sqq. Fibuic., If, 32.

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