‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 2)Chapitre 86 sur 149 · SYMPATHIES ET ANTIPATHIES · texte numérisé non relu

SYMPATHIES ET ANTIPATHIES

propriétés, ses goûts particuliers , ses aâSnités et ses sympa^ thies. Â Tan tagonisme ou à l'accord des signes pris isolément^ il faut ajouter les rivalités ou les accommodements destrigonés entre eux, d'un aspect donné vis-à-vis d'un autre aspect, de sorte que chaque point du cercle est visé par une multitude d'influences directes et le plus souvent antagonistes. Manilius constate avec douleur que la discorde règne dans les deux et que les hôtes du Zodiaque, toujours armés les uns contre les autres, inspirent aux hommes leurs passions haineuses. Peuton s'étonner que l'histoire du genre humain soit un long tissu de crimes, que le feu, le fer, le poison aient partout semé l'effroi et le deuil ; quand l'exemple vient des puissances qui règlent nos destinées? « Si la paix est ravie à l'univers^ si la loyauté est rare et se trouve être le privilège d'un petit nombre, c'est sans doute que bien des signes font présider la discorde à notre naissance- A l'exemple du ciel, la terre est divisée contre elle-même, et une fatalité ennemie pousse les nations à se haïr^»

Toutes ces données ne suffisent pas encore à mettre l'astrologie zodiacale en mesure d'expliquer l'infinie variété des caractères et des événements humains. La division du cercle en douze parties ne permet qu'une estimation grossière des influences, et il faut faire appel à des subdivisions qui rendront possibles des mesures plus précises.

On imagina de multiplier le Zodiaque par lui-même en faisant tenir dans chaque signe les influences de tous les signes réunis^- Chaque douzième du Zodiaque fut donc divisé en douze dodécatémorieSy ou douzièmes du second degré, assignées aux douze signes, qui y.furent installés dans leur ordre habituel, en commençant par le signe possesseur de la case zodiacale ainsi subdivisée. Le Bélier, par exemple^ donnait

1} Mamil., H) 593 sqq. — 2) Manil.» II, 693-707. Ptolest., ï, 22. Sez. Eiipine. Ibid.^ 9.

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son dernier douzième aux Poissons ; le Taureau au Bélier; les Gémeaux au Taureau, et ainsi de suite^ On pouvait recommencer, sur ces dodécatémories du second degré, toutes les opérations du groupement déjà pratiquées sur les premières et combiner les résultats avec les précédents.

Ce modo de subdivision duodécimale ne fut guère employé, parce qu'il se combinait malaisément avec la division du cercle en 360". CellcHci, que l'Egypte et la Chaldée se disputent l'honneur d'avoir inventée, passait pour représenter exactement la marche du soleil durant Tannée lunisolaire de 360 jours. Chaque signe comprenait donc 30 degrés (Hoîp«t, gradus^ partesJK

Attribuer un caractère spécial à chaque degré était une tâche devant laquelle ne recula pas l'astrologie égyptienne, mais qui effraya les astrologues grecs, d'autant plus que, pour opérer ces distinctions de degré en degré, les Égyptiens crurent devoir sortir du Zodiaque et tenir compte des constellations éparses sur toute la sphère céleste. Les Grecs appelèrent toujours f Sphère barbare » ce système qui gardait pour eux son caractère exotique, mais qu'ils admiraient et employaient à l'occasion sous le nom de myriogenèse.

La sphère barbare introduit dans le zodiaque trois espèces d'influences nouvelles, d'abord l'influence propre de chaque degré considéré en lui-même ([iovo|Mrp«t) ; puis l'influence des constellations extra-zodiacales qui se lèvent en même temps qu'un signe zodiacal et correspondent, dans ce signe, à tel de* gré déterminé par l'intersection de l'horizon avec le zodiaque; enfln, l'influence des grandes étoiles, mises en rapport, de la même manière, chacune avec un degré de l'écliptique*.

i) Manil , II, 715-721. — 2) D'après Servius, c*était Ih le sys'^m • égyptien: les Chaldéeos en araient on antre plus comp iqiiô : « Chaldmi nolunt »quaiê$ esse partes in omnibus signis, sed pro qualitate sut, aliitd signum XI, aliud IL habére^ eum jKgypiii tricenas essepartes inomnibus lyelinL (Ssav, Georf.^ 1, 33.) •^3) FifiMic, Vin, 5-31. Cf. los. ScALiOEA. Noix in sptiœram barbiwietm

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