INFLUENCE DE L'HOROSCOPE
pecis. On estime de plus près Tinfluence des planètes en examinant si elles se trouvent ou non dans leur domicile,, dans une maison amie ou ennemie, si elles sont aidées ou tenues en échec par d'autres et suivant quel aspect; si elles collaborent dans le sens de l'horoscope ou en sens contraire, ce qui tient surtout à leur qualité de diurnes ou noctumeSj par rapport à l'horoscope qui est aussi, comme la naissance, diurne ou nocturne*.
Mais cela ne suffit pas pour apprécier leur importance relative et surtout pour déterminer sur quelle période de la vie doit se porter spécialement leur action. Pour cela, il faut recourir à des divisions qui sont toutes fondées, directement ou indirectement, sur l'horoscope.
La division la plus simple est celle des quadrants, qui coïncide exactement avec celle du mouvement diurne, puisque l'horoscope se confond avec le lever^
Si Ton considère chaque centre comme ayant une gauche et une droite, on obtient la division en huit lietcx^^ dont quatre se levaient avant les centres et quatre se couchaient après eux. Pour les uns, cette division se suffisait à ellemême : le plus souvent, les huit lieux s'ajoutèrent aux quatre centres pour former le système suivant. Les arcs des quadrants sont alors subdivisés chacun en trois parties, de manière que le cercle entier se trouve partagé en douze lieicx d'égale étendue, qui se comptent à partir de l'horoscope, dans l'ordre de leur lever successif, c'est-à-dire en sens inverse du mouvement diurne. Ainsi, le méridien inférieur est à 90» de rhoroscope, au commencement du quatrième lieu; le coucher à 180»; le méridien supérieur à 270^
Le cercle de la géniture, avec ses douze lieux, projette ses
i) FîiMic, H, 23. — 2) Manil., II, 773 sqq. Skx. Empiric. JbiéU, 12 13. FniMic., Il, 18. — 3) Manil., Il, 908 (Octotopos). Sex. Empiric. Ibid,, 14. Firmic, II, 17.
divisions sur le cercle fixe du Zodiaque, et c'est uniquement la position de Phoroscope qui règle le rapport des lieux avec les signes. Ces lieux n*ont pas tous la même énergie ni le même caractère. Les lieux correspondant aux centres, ou épicentiiquesy ont une importance de premier ordre. Après eux, viennent les lieux seconds. De ceux-ci, les uns s'allient par aspects avec Thoroscope et sont favorables, les autres n'ont aucune société avec lui et sont funestes ou paresseux^
Le cinquième et le neuvième lieu, associés à l'horoscope par aspect trigoneet afîpect sextil; le troisième et leonzièmc; associés par aspect sextil, sont favorables et prennent place, au point de vue de l'énergie, immédiatement après les lieux épicentriques. Les lieux paresseux, dont quelques-uns ont des noms de mauvais augure, sont les deuxième, sixième, huitième et douzième, tous de nombre pair.
Tout compte fait, les douze lieux, classés on trois catégories, alternent suivant une raison géométrique, et leur énergie, qui « commande aux astres, » comme le dit Manilius*, décroît dans l'ordre que voici : 1. 7. 10. 4. — 11. 5. 9. 3.-8. 2. 6. 12.
C'est sur cette échelle graduée que les astrologues ont réparti les divers éléments qui composent la destinée et les étapes de la vie '.
D'abord, la division en quadrants représentait si naturellement les quatre âges que l'analogie s'imposait d'elle-même* Le premier dominait l'enfance; le second, la jeunesse; le troisième, l'âge mûr; le quatrième, la vieillesse*.
Mais la succession des âges, des années et même des jours
4) 'ApYà Ç«()8ia, pigra, drjeda. — 2) Lociis imperat aHrix (Manil., Il, 842.) —
3) Yoy. les tableaux, d'ailleurs peu semblables entre eux, dressés par Muhi'ius (11, 793-952), Firmicus (II, 19-22^, et Sei. Einpiricus {ibid. i5-17j. —
4) Manil., Il, 829-840. Seulement Manilius, doot le savoir est sujet à caution, place ses quadrants à rebours, daos le sens du mouvement diurne, de façon qu'iU se lèveraient en or<lre iuverse.