‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 55 sur 152 · DIVINATION PAR LES ACTES INSTINCTIFS DES ÊTRES ANIMÉS · texte numérisé non relu

DIVINATION PAR LES ACTES INSTINCTIFS DES ÊTRES ANIMÉS

Les animaux ont été le premier et le principal objet de l'attention des peuples primitifs*. Partout l'homme a étudié la nature avant de s'étudier lui-même, et, dans la nature, les animaux avant les objets inanimés.

Les naïfs observateurs des premiers âges attribuèrent aux bêtes une raison analogue à celle de l'homme. Cette idée, dont l'apologue a fait plus tard un si heureux usage, fut peu à peu modifiée par une observation plus attentive. Lorsqu'on se fut bien convaincu que les animaux n'ont pas la raison pour guide, on eut quelque peine à se faire une idée exacte de l'instinct. L'instinct, toujours identique à lui-même et marchant à son but avec une sûreté merveilleuse, ne put être assimilé qu'à une force divine entendue, non pas dans le sens panthéistique du mot, mais comme l'action présente de quelque divinité. Il fallait que l'animal eût en lui un être divin ou qu'il fût dirigé, d'une manière quelconque par une puissance invisible.

La mythologie grecque, plus respectueuse pour les dieux que les religions de l'Egypte et de l'Asie, a évité autant que

1) Voy., sur la question en général, iEuANUs, n€p\ ÇcIkuv ?8i6tt)toç {Natur, OQ Hislor, Animal, y lib. XVIf), A. de Gubernatis, Mythologie zoologiqne, traduite par P. Regnaud, 2 vol. in-8. Paris, 1874.

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