DIVINATION PAR LES QUADRUPEDES, REPTILES, POISSONS ET INSECTES
Valeur inférieure de ces animaux comparés aux oiseaux. — La Terre considérée comme source de divination. — Animaux autochthones ou issus de la terre par génération spontanée. — Caractère vague de ces observations ou expérimentations. — Présages tiris de Vinstinct des victimes. — Caractère exotique de l'ichthyomancie.
Si rornithomancie avait des règles traditionnelles, et était devenue un art tenu en haute estime, on n'en saurait dire autant de cettte divination vague et superstitieuse qui étendait au hasard l'impulsion providentielle à toutes les espèces animales. Les limites posées par l'ancienne coutume une fois franchies, il n'y avait plus de raison pour exclure un seul être vivant de la liste des « animaux mantiques. » Aussi le génie grec, ennemi de la confusion et du désordre, refusa de reconnaître une valeur offlcielle^à cette divination vulgaire, que l'on disait pourtant issue d'Orphée* : il la relégua dans ce qu'on appelait, selon les cas, la divination « domestique' » ou « viatique ^ »
Certains faits, considérés comme miraculeux, ont servi de prétexte à cette extension abusive des procédés ornithoscopiques. Ainsi, on racontait que des chèvres avaient découvert l'antre prophétique de Delphes, et des abeilles celui de Trophonius à Lébadée, ou que les Muses, sous forme d'abeilles, avaient guidé en lonie les colons athéniens. Mégaros avait échappé au déluge en suivant une troupe de grues; Deucalion avait été conduit par un loup au Parnasse. Les légendes ne
1)Pli.n., vu, 57, Cï. Orph., Arçon,, 34 (^ptç xa\ oîwvoO. — 2) H y avait là-dessus un traité d'un certain Xénocrate, Otxo<Jxomxbv oic&v(9{ia. (Scidâs. s. t. Sfvoxp — OîwvKjTix.) — 3) PoUès écrit sur le symboles viatiques, (Suid. Ibid,)