‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 74 sur 152 · PRINCIPES DE LA MORPHOSCOPIE · texte numérisé non relu

PRINCIPES DE LA MORPHOSCOPIE

lire la destinée de rhomme dans les traits de son visage (ijlstcoro^okU), dans les lignes de sa main (xeipocxon(a), dans les taches naturelles de la peau (ixafa xos at()iJLaTo«), ou des ongles (avuyot4avT£(a),ou dans la forme générale de son corps (|iopçoffxo;:(a) et l'ensemble de son tempérament (?u<jioYvu)|iov{a)*.

La physiognomonie scientifique avait préoccupé An tisthène, Aristote, Polémon et le médecin Adamantios, mais les méthodes divinatoires dont il est ici question n'en sont que la dégénérescence. Elles reposaient sur la localisation des influences astrales dans certaines régions du corps. La main, en particulier, était comme une carte, gravée par la nature, sur laquelle étaient classées les forces mystérieuses qui mènent la destinée. Aussi vaut-il mieux différer l'examen de ces questions jusqu'au moment où l'astrologie nous aura indiqué le genre 'de solution qu'elles comportaient*.

Ces superstitions qui combinaient, en les défigurant l'une par l'autre, l'anatomie conjecturale et l'astrologie, ne pénétrèrent nulle part dans la divination publique et avouée. Artémidore, l'onirocritique, traite les «physiognomiques, morphoscopes et chiroscopes'^ » avec le plus grand dédain, les confondant dans la foule des charlatans qui ne méritent aucune créance, tandis qu'il signale comme véridique la divination par les oiseaux, les astres, les prodiges, les songes et le foie des animaux.

i) Méldmpiis rbiiTOgrammate a éciit, sur les nsviy un traité spécial, Voy., J. G. Feanz. Scripiores physiognomonia veteres» Altenb., 1780, p. 501-508* So.ra'e coatlrma lo diagnostic d un physionomiste sur sa personne. (Cic. De fato, 5).— 2) Voy., ci- dessous, le chapitre viii du premier lifre.— 3) Artemid* Onirocril.,l\,Qd.

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