‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 86 sur 152 · NOMS DIVERS DE L'ASTROLOGIE · texte numérisé non relu

NOMS DIVERS DE L'ASTROLOGIE

synonymes, et si la qualiflcation de « mathématiciens » fut plus souvent donnée aux astrologues, elle ne cessa pas d'appartenir, à droits égaux, aux astronomes. Il fallut donc créer des mots nouveaux qui se firent difficilement accepter, parce que le vulgaire confondait volontiers deux sciences qui s'occupaient Tune et l'autre de l'observation des astres. C'est ainsi que le terme technique apotélesmatikèy qui caractérise et définit, dans le langage précis, la science des influences sidérales (ii:oTe>i(j|i«Ta), était eucorc inconnu de Posidonius. Comme presque toutes les prédictions astrologiques reposaient sur un thème dressé au moment de la naissance, Tapotélesmatîque prit le nom de généthlialogie^. Elle se trouve aussi désignée sans amphibologie par Tépithète de généthliaque^ €goutée soit à « astrologie, » soit à « astronomie. »

Mais ces deux derniers termes cQntinuèrent à être indiflféremment employés, sans déterminatif aucun % pour désigner la science astronomique et la divination sidérale, et l'équivoque se perpétua ainsi, dans les mots comme dans les idées, jusque chez les peuples qui recueillirent l'héritage de la civilisation antique.

L'astrologie, bien qu'importée en Grèce à l'état de doctrine déjà systématisée, y a subi une élaboration progressive. Les théories et les méthodes égyptiennes, représentées par les écrits de Manéthon, contemporain de Bérose, ou par les lettres apocryphes du roi Néchepso et de Pétosiris, s'y sont rencontrées avec les procédés des Chaldéens, et la tâche des Hellènes a été de confronter, de concilier, de raccorder par des retouches souvent hasardeuses les diverses pièces de l'immense appareil où se forgeait la destinée humaine. Mais ce travail d'élaboration ne peut plus être suivi dans le détail

I) revieXiaXoY^a — YeveeXioXoyCa. — 2) Fuliçence (MythoL, III, 10) prétend que, de son temps, Tastronomie s'appelle maf/iejw, et l'astrologie asironomia. Quant à VapoiéUsmatique, c*est désormais la science des effets musicaux I

et nous ne chercherons pas à déterminer de trop près, en analysant brièvement Pensemble des méthodes astrologiques, la part qui revient à chacun des trois peuples.

La divination astrologique repose sur un petit nombre de principesvgénéraux, qui ne sont pas susceptibles d'une démonstration directe, mais que l'on. donnait comme vérifiés par l'expérience.

I. — Le premier, — qui sert d'appui à tout le système, — est que, dans l'équilibre de l'univers, les astres ont une action prépondérante.

IL — Cette action, dont le mode est indéterminé, mais qui se propage par effluves rectilignes, résulte de qualités spéciales à chacun d'eux et tend à engendrer ces qualités ou leurs contraires, suivant qu'elle agit positivement ou négativement, dans les êtres qui en ressentent l'eflEét.

IIL — Un astre donné exerce son influence propre dans des sens différents, ou avec une intensité différente, suivant la position qu'il occupe dans le ciel.

IV. — L'influence d'un astre ne doit pas être appréciée isolément, car elle est toujours engagée dans des combinaisons géométriques avec des influences concourantes ou antagonistes.

Les théorèmes qui précèdent, érigés en axiomes, suffiront pour rendre intelligibles les procédés appliqués à la mesure des influences sidérales.

Les astres étant de deux espèces, les uns fixes ou étoiles^ les autres errants oaplanètesj chacune de ces deux catégories doit être d'abord étudiée à part.

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