LE ZODIAQUE HELLÉNISÉ
Ganymède, pour les autres à Deucalion, survivant du déluge, ou à Cécrops. Les Poissons n'ayant guère de prototype dans la mythologie grecque, on les emprunta aux cultes sémitiques et on les dit venus de TEuphrate*. Les Grecs tentèrent même d'associer plus intimement encore le zodiaque à leur religion en y introduisant leurs douze grands dieux*.
La moindre modification introduite dans ce premier thème avait des conséquences graves au point de vue du pronostic. Ainsi, les Grecs, en supprimant la Balance, remplacée par les pinces du Scorpion, en faisant du cheval égyptien un Centaure armé, d'une matrojie féconde une Vierge, et d'un couple amoureux l'association fraternelle de deux Jumeaux, se mirent dans l'obligation de retoucher sur bien des points le système d'interprétation imaginé avant eux. Les qualités des signes, — par conséquent, celles qu'ils tendent à produire sous leur influence, — sont en effet déduites, par une analyse minutieuse, du caractère et de la forme des images symboliques qui les représentent.
Ainsi, les signes du Zodiaque sont :
P Au point de vue de leur fornie et de leur nature' :
a. humains {^ njz ^ s»)^ ou animaux (les huit autres).
b. animaux ten^estres(^ V ^i ^)y aquatiques y (S Dy amphibies {% [»]).
c. fécondsy (S "l X) stériles, {nji Si «s) et communs (V V iS ^^ %).
d. entiers ou mutilés^ comme le Sco^yion^ qui a ses pinces dans un autre signe; le Taureau, à qui manque la partie pos-
i) Les variantes sont nombrenses; chaque mythograplie découvrait aisément d ins i'iimas des légendes poétiques quelque rapport négligé par ses devanciers. — 2) Voy. les répartitions faites d'après des systèmes divergents dans Manilius (II, 423, 437), et dans le Kal. Rusticum des inscriptions (I. R.N. 6746; C. I. L. VI, 2305-2306.) — 3) Manil., II, 256-260. - 4) La Balance est un signe humain, car la (ignre complète est ua homme tenant la balance équinoziale dans laquelle le jour et la nuit se font équilibre.
216 DIVINATION INDUCTIVB
térieure du corps; le Crabe ou Cancer, qui est aveugle, et le Sagittaire qui, vu de profil, n*a qu'un œil* :
e. simples ou unicorporels (V V S il «Jî «^^ "l »:), doubles conjoints (â^), dotibles di^oints ou bicorporels (X), composés
2° Au point de vue de leur attitude, les signes sont :
a. debout (S nji œ), assis (V ^ îfe), couchés {Q "l X), nia^^ citant ou courant (V Q, ^).
b. la face tournée dans le sens du mouvement diurne (v) ou dans le sons opposé (v).
3° Au point de vue de leur position géométrique sur le cercle :
a. masculins ou féminins; les sexes étant disposés de manière à alterner de signe en signe, à partir de v qui est le premier signe masculin* .
b. diurnes ou nocturnes. Certains astrologues ramenaient cette division à la précédente, en considérant les signes masculins comme diurnes, les féminins comme nocturnes. D'autres adoptaient une répartition tout à fait irrégulière, désignant comme diurnes V S Q. "l »♦ X qui, pris deux à deux, soûtendent dans le cercle le côté du carré*.
c. tropiques ou placés à l'entrée de chaque saison (V S ^ X ) et doubles ( X S "lî "^), c'est-à-dire précédant immédiatement les tropiques et participant de deux saisons à la fois. Les autres sont dits solides («jxipea)».
L'influence astrologique de chaque signe est le résultat de toutes ces qualités que l'analyse pouvait multiplier à l'infini •.
\) Manil , II, 236-260.— 2)Maml., Il, \. Firmic.,!!, 12. Voy. les variante % ap. Maml., II, i74. Sex. Eupinic. Âdv. aslroL,\, iO. — 3) Manil. Ibid. Ptolem., I, 13. Sex. Empir. Ibid,, 9. Firmfc, H, 1. lo. Lydus, 0*^^^, 23- 26.-4) Manil., Jf, 200 sqq. — 5) Manil., II, 174 sqq; IIÎ, 613 sgq. Ptolem., I, 12. Sex. Empiric. Ibid., 11.— 6) On trouve, dans les Anecdota asirologica de Ludwich (p. 105-110), une liste de cent treize qualificatifs applicables au^ signes du Zodiaque.