THÉORIE DES ASPECTS
cercle, et l'aspect est qualifié, suivant le nombre de côtés du polygone, d'aspect trigone^ gicadrat ou sextily auxquels il faut ajouter Voppositiorif ou aspect diamétral, et la conjonction.
La règle générale, — abstraction faite de Taspect diamétral qui emporte l'idée d'antagonisme, -^ est que les aspects sont d'autant plus favorables qu'ils sont moins obliques, autrement dit, que l'angle intérieur du polygone engendré est moins ouvert.
En conséquence, l'aspect tHgone est le plus favorable de tous, celui dans lequel les influences concourent le plus harmoniquement à un but commun*. Un autre motif de la supériorité du trigone est que les trois signes qu'il réunit sont toujours de même sexe ; cependant, l'union des signes groupés par l'aSjtiCct trigone n'est pas toujours parfaite. Dans le trigone ignéy auquel préside le Bélier, ce signe débonnaire est souvent trahi parles deux autres, le Lion et le Sagittaire; le trigone terrestre du Taureau n'est guère plus uni, et bien des perfidies troublent aussi l'harmonie du quatrième groupe, le trigone aquatique du C£^ncer. L'amitié indissoluble ne se rencontre que dans le troisième trigone, dit aérien ou humain^ auquel président les Gémeaux*. Chacun des quatre trigones prend le sexe et les autres caractères distinctifs du signe qui en occupe le sommet.
L'aspect quadrat forme des associations peu sympathiques, car non-seulement il est plus oblique que le trigone, mais il groupe nécessairement les deux sexes alternés, avec cette circonstance aggravante que les signes du même sexe, c'està-dire faits pour s'aider, sont vis-à-vis l'un de l'autre en opposition diamétrale. Cependant letétragone balance cet inconvénient en développant et encourageant d'autres affinités
4)ïixiL.«n, 665 sqq. Firmic, II, H.--2)Mvnil., U, 601 sqq. Firmic. Jhid. Trigone igné^ 9 ^ »• ; terrestre^ ^ ^ "S'y humain, i2 ^ « ; aquatique, o
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naturelles. Ainsi, il réunit par groupe les signes tf^piques, les signes simples et les signes doubles^.
L'aspect sextil est le plus oblique de tous, car les astrologues n'allaient pas jusqu'au dodécagone qui eût associé les signes contigus. Aussi l'association par l'hexagone constituait des groupes fort peu homogènes, dont les membres étaient plutôt antagonistes que sympathiques '•
L'hexagone, considéré généralement comme un trigone affaibli', avait pourtant sur le carré l'avantage de ne réunir que des signes de même sexe.
A côté du groupement polygonal par aspects, s'en rencontre un autre tout différent qui , sinon dans son principe, au moins dans l'application, paraît avoir été spécial à l'astrologie grecque*. C'est le système des antiscia ou correspondance établie entre les signes au moyen de lignes parallèles aux deux diamètres, perpendiculaires l'un à l'autre, qui joignent entre eux les points équinoxiaux et les points solstitiaux. Chaque ligne unissait ainsi deux signes. On disait que deux signes réunis par une ligne parallèle au diamètre équinoxial se rayaient ou s'éclairaient, et qu'ils s'entendaient dans la direction perpendiculaire; la direction de l'oreille faisant un angle droit avec celle des yeux. Il arrivait ainsi que les signes tropiqices n'avaient qu'un sens. Le Bélier et la Balance voyaient sans entendre, le Cancer et le Capricorne entendaient sans voir*.
Pour se faire une idée des ressources déjà acquises, il faut considérer, non plus seulement chaque signe, mais chaque groupe, quel qu'il soit, comme un être concret qui a ses
\) Manil., II, 039 sqq. Tétra^one de signes tropiques^ V o ^ }^, simples^ y C ni «*> doubles, ^ v^ — X. — 2) Premier groupe, V iï Ci ^ •* m ; deuxième, yoiçia^^X. — 3) Firmic, VI, 23. — 4) Voy. le système tout différent à'audilion et de vision chez les Égyptiens dans Firmicns, qui dit avoir leproduit le tableau d'Abraham. (Firmic, VIII, 2.) -* 5) BIanil.| II, 467 sqq. Fmyic, H, 32.