‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 3)Chapitre 93 sur 152 · M.ULTIPLICITE DES INFLUENCES ZODIACALES · texte numérisé non relu

M.ULTIPLICITE DES INFLUENCES ZODIACALES

ments d'énergie et des affaissements, ou renverse son action, suivant qu'il s'élève ou s'abaisse, qu'il est au-dessus ou au-dessous de l'horizon, à l'orient ou au couchant, qu'il passe au méridien supérieur ou inférieur, ou qu'il se trouve dans le plan de l'horizon. Mais ce mouvement épuise la variété de ses effets en un jour, ou, si l'on veut tenir compte des levers diurnes et nocturnes, en un an, au bout duquel tout recommence dans le même ordre.

Quel champ nouveau s'ouvre à l'observation si, sur cet échiquier déjà bariolé de tons divers on lance les pièces mobiles, les planètes, qui, animées de vitesses différentes, se suivent, s'abordent, se dépassent, se groupent de mille manières et échelonnent la série mouvante de leurs combinaisons le long d'une « grande année > comprenant un nombre démesuré de siècles * !

Les planètes sont, par excellence, les instruments du destin. Plus rapprochées de la terre, plus vivantes et d'un caractère plus tranché que les sijrnes du Zodiaque, elles exercent sur l'homme une action plus énergique, plus prompte et plus décisive*. Nous allons les étudier isolément d'abord, puis dans leurs rapports réciproques, enfin dans les combinaisons qu'elles forment avec le Zodiaque.

m. — INFLUENCE SPECIALE DES PLANETES

Origine chaldéenne de l'astrologie planétaire. — Divinisation incomplète des planètes. — Tempérament et influence propre de chaque planète.— Distribution des influences planétaires. — Leur groupement par aspects.

Le théorie des influences planétaires, élaborée spéciale-

\) Voy. Censorin. De die nalali, i8. — 2) La prééminence des planètes aur lei signes était aflirmée par les Clialdéons, niée par les Égyptiens. Manilins (III, 02) est indécis ; Ptolémée (I, 9) cherche à évaluer la verîu des pianèfes et des signes, par une méthode comparative.

ment par les Chaldéens, a beaucoup plus préoccupé les astrologues gréco-romains que la géométrie monotone du Zodiaque. Elle absorbe à peu près complètement Tattention du dernier professeur d'astrologie que nous rencontrions dans l'antiquité, Firmicus Maternus. C'est que non-seulement les planètes ont des mouvements et, pour ainsi dire, des allures propres, mais elles offrent à l'imagination des types divins dignes de l'occuper. Après avoir été simplement les messagères, les interprètes des dieux, comme disaient les Chaldéens*, elles sont devenues ces dieux eux-mêmes, depuis que la philosophie issue de Socrate a enrôlé le vieux panthéon mythologique au service de l'Essence suprême. Chacun de ces dieux a ses légendes, et l'œil qui les suit dans leur marche semble lire un roman céleste dont les péripéties se déroulent à travers la grande année. Enfin, les deux flambeaux de notre monde terrestre, le soleil et la lune, font partie de la brillante famille des astres « errants, » et y tiennent la place d'honneur.

Les astrologues reconnaissaient sept planètes dont l'usage n'a fixé que peu à peu Tordre et les dénominations. En-dehors du soleil et de la lune, les poèmes homériques ne mentionnent que l'étoile du matin {i(û<r^^ç) et Tétoile du soir (?<n«po«), dont on ne reconnut pas tout d'abord l'identité. Cette identité une fois reconnue, la planète prit le nom de «tuw^Mîpoç qui lui fut donné, dit-on, par IbycusS Lorsque l'astrologie fut introduite en Grèce, les planètes, dont les philosophes physiciens et mathématiciens s'occupaient depuis longtemps déjà, avaient reçu ou de ces observations, ou de la langue populaire, des noms-épi thètes qui, empruntés à la nature, se trouvaient à peu près conformes aux noms adoptés par les Égyptiens*. Ainsi Mercure s'appelait St(x?a>v {et incelant); Mars, Oup^Sciç— Huposiô^ç

i) DroD., n, 30. — 2) Voy. OEttingeb, art. Planetw, daos le Realencykl. de Pauly. — 3) Firmic, II, 2.

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