DIVISIONS ET SUBDIVISIONS
au moins aussi étranges et qu'ils durent renoncer à comprendre.
Dorothée de Sîdon, qui avait écrit un ouvrage spécial sur les 8pi«, distribue dans chaque signe les cinq petites planètes, en leur attribuant des portions inégales de Tare de 30** le long duquel elles sont échelonnées dans un ordre qui est lui-même absolument arbitraire et varié d'un signe à rautre\ Tout ce qu'on peut dire de ce système, c'est qu'il est relativement optimiste; caries planètes les plus favorables senties mieux partagées. Ainsi, Vénus tient 82 degrés du cercle; Jupiter, 79; Mercure, 76; Mars, 66, et Saturne descend jusqu'à 57. La planète qui occupe le milieu de la série dans l'intérieur d'un signe est gardée par les autres, qui lui servent de satellites (îopuç^poi)*. Mercure jouit cinq fois de cet honneur, Vénus deux fois, Saturne une fois, et Mars en est privé.
La manie des distinctions semblait ne pouvoir aller plus loin. Cependant, on descendit, par une division, il est vrai, régulière, jusqu'au demi-degré du cercle, de façon à reproduire cent quarante-quatre fois sur le contour du Zodiaque la série des cinq planètes, qui tient tout entière dans une dodécatémorie ou douzième de signe. Les inventeurs du procédé avaient soin de déclarer que l'exactitude fait tout, et que la plus petite division est celle qui a le plus grand effet».
Il ne reste plus, pour compléter la liste des combinaisons opérées entre les planètes et les signes, qu'à mentionner la répartition des planètes dans les trigones zodiacaux. C'est un système analogue à celui des maisons, mais tout à fait indépendant du premier. Chaque trigone zodiacal reçut trois planètes, dont rune,|placée au sommet principal, le domine
i) DoBOTH. SiD. Loc. cit. FiRMic, II, 6. Cf. Ptolem., 1, 21. Pto'émée préfère le système chaldéen (celui que donne Dorothée) su système égyptien (celui qu'expose Firmicus), sauf pour les planètes Vénus et Blcrcure. — 2) Sex. Empîric. Ibid,, 38. — 3) Manil., II, 724-733,
pendant le jour, et l'autre, placée à Tangle de gauche, le domine pendant la nuit. La troisième sert de modérateur et joue un rôle plus effacé*. Il est inutile de chercher les analogies plus on moins apparentes qui ont dirigé cette répartition. On ne paraît pas en avoir appliqué de semblable aux trois aspects quadrats et aux deux aspects sextils, ces groupes n'ayant qu'une médiocre importance.
En jetant un regard sur le cercle zodiacal tel que l'avaient fait les astrologues, nous voyons chaque signe servir de cadre à une foule d'agencements superposés en quelque sorte les uns aux autres, divisions irrégulières qui dépendent de Tinfluence des étoiles circonvoisines ou de principes incounus, divisions régulières en douzièmes, en tiers, en neuvièmes, en trentièmes, en soixantièmes, et, incrustées dans toutes ces parcelles, des influences stellaires, planétaires, simples ou composées par aspects, qui ne laissent aucun point du Ciel sans énergie appréciable au calcul.
Il faut maintenant faire tourner cette immense machine, et voir ce que le mouvement ajoute encore de forces nouvelles à toutes ces puissances actives.