VI. — DIVISIONS DE LA SPHERE D'APRES i/HOROSCOPE
Influence décisive de l'horoicopz. — Localisation des influences applicables aux diverses périodes de la vie dans des divisions tracées d'après l'horoscope. — Système régulier des lieux, avec l'horoscope pour point de départ. — Lieux, épicentriques, seconds, paresseux. — Système régulier des sorts, avec le lieu de la Fortune pour point de départ. — Répartition irrégulière des iieux et sorts d'après les influences spécifiques des planètes. — Déplacement des influences sidérales par la méthode des dodécatémories. — Durée de la vie d'après les planètes œcoclespotes . — Distribution des influences planétaires d'après les divisions du temps.
Il faut se souvenir que l'astrologie a la prétention d'être une science appliquée et que, si elle étudie le mécanisme céleste, c'est pour y chercher le secret de notre destinée. Ce secret, elle ne se résignait pas à l'arracher jour par jour à la nature. Si elle avait considéré la vie humaine comme cheminant à chaque instant sous l'impulsion sans cesse réitérée des astres, d'abord, elle n'aurait pu faire des prédictions sans calculer à l'avance pour un long espace de temps les positions de tous les astres, et ensuite, elle serait tombée dans d'inextricables contradictions, puisque, les positions astrales étant les mêmes pour tous les hommes, dans un temps et dans un lieu donnés, elle n'aurait pu expliquer la diversité des incidents qui créent à chaque individu une existence différente.
Les astrologues considéraient donc la vie comme le développement régulier et fatal d'une activité qui a pris son caractère et ses aptitudes spéciales à un certain moment fatidique, sous la pression des influences célestes convergeant à la fois vers ce point de l'espace et de la durée, comme une médaille prend sa forme sous le choc instantané du balancier.
Le moment précis qu'il leur plut de fixer fut celui de la naissance, et le point de l'espace où se portait tout l'effort des puissances célestes fut le degré de l'écliptique qui s'élevait à ce moment-là même au-dessus du plan de l'horizon. Là était Ylioroscope que le regard exercé de l'astrologue devait se hâter de saisir à cette heure solennelle1.
L'horoscope est la clef de tout le système inventé pour appliquer les influences sidérales à la vie humaine. C'est par lui qu'il va être possible de les distribuer sur le parcours de l'existence, de les convertir en bonheur, malheur, vices, qualités, relations de famille, de société, incidents de toute espèce.
D'abord l'horoscope a, par lui-même, une influence qu'on ne peut guère exagérer2. Cette influence représente les énergies accumulées du signe zodiacal et de la partie de ce signe où se trouve l'horoscope, c'est-à-dire un faisceau de forces émanées soit du signe lui-même, soit des signes et planètes qui y sont domiciliées par raison ternaire, duodénaire, etc.. soit des constellations qui se lèvent simultanément, soit des autres signes et planètes groupés par as-
1) Sex. Empimc. laid., 13. — Le mol &pora<koç a un sens multiple. Il désigne, selon les cas, le point précis dont il est question, celui qui observe ce point, et l'instrument de précision dont il peut se servir. Aussi voit-on souvent le point horoscopique désigné par la périphrase ôpjr], |j.oîpa wpovo'^o^ fiipoaxojtouaa. L'astre qui se lève à l'horoscope est dit tjjpovofiGv, wpov6[j.oj tujçt&v. — 2) Firmicus donne le sens de l'horoscope dans chaque signe (V, I) et dans chaque domicile planétaire (Y, 2), puis l'intluence de chaque planète dans chaque signe, au moment de l'horoscope (V, 3-9.) Cf. Man-i:th. Apotclesm., lib. III (II, éd. Kœchly).