‹ Histoire de la divination dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 115 sur 157 · GÉOMANCIE ASTROLOGIQUE · texte numérisé non relu

GÉOMANCIE ASTROLOGIQUE

l'arithmétique et en appliquant à des points, disposés dans un certain ordre, des règles analogues à celles qui régissent les aspects astrologiques, elle avait créé la géomancie, sorte d'astrologie conventionnelle dont, le champ d'observation était le sol constellé de points1. Ces points, disséminés au hasard, constituaient des groupes auxquels on avait attribué une valeur conventionnelle. Les groupes pouvaient, à leur tour, être mis en relation avec les planètes et localisés dans des domiciles astrologiques, de sorte que l'on rentrait par cette voie dans l'astrologie proprement dite. Il était possible également d'appliquer à la supputation des points les calculs arithmomantiques. De toutes manières, la géomancie ouvrait aux esprits avides de merveilleux des horizons indéfinis. Ibn- Khaldoun prétend même qu'il y a une géomancie intuitive qui arrive, par la contemplation des points, à l'extase prophétique.

La géomancie dont il est ici question n'a aucun rapport avec ce que Varron voulait appeler de ce nom. La géomancie varronienne n'est qu'un nom collectif pour les méthodes divinatoires qui n'usaient pas des trois éléments autres que la terre : celle-ci est une des nombreuses excroissances qui pullulent sur le tronc puissant de l'astrologie, et nous ne l'aurions pas mentionnée, de préférence à tant d'autres, si nous n'avions lieu de croire qu'elle appartient, au moins par ses premiers essais, a l'histoire de la divination antique.

1) Voy. Ibn-Khaldoun. Ibid. H. Corx. Agrippa, Geomanlia, ISoO, etc..

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