NÉGOCIATIONS ENTRE CONRAD ET JEAN COMNÈNE
justice soit rendue à quelques marchands allemands attaqués et dépouillés par les Ruthènes.
Si intéressante que soit cette lettre, elle nous apprend peu sur l'alliance des deux empires, car, tout ce qui se rapportait à cet objet devait faire l'objet d'une communication orale des deux ambassadeurs.
Il est fort probable que le prince de Capoue demeura à Constantinople où nous le trouvons l’année suivante !.
Jean Comnène envoya à Conrad une troisième ambassade dont nous ne pouvons fixer la date. Dans la lettre de l’empereur il n'y a rien, relativement à ce qui nous intéresse. Le basileus écrit qu'il a donné satisfaction aux demandes de Conrad et que ses envoyés explhqueront à ce dernier ce qu'il a jugé bon au sujet de la Pouille ?.
Les négociations entre les deux empires ne demeurèrent point inconnues à Roger II. Pour déjouer les projets de l'empereur d'Allemagne, le roi de Sicile chercha dans un rapprochement avec Jean Comnène, le moyen d'empêcher les pourparlers d’aboutir. Une ambassade normande fut envoyée à Constantinople pour demander, pour un des fils de Roger, la main d’une princesse de la famille impériale 3. Cette ambassade coïncida avec la mort de Jean Comnène (8 avril 1143) et par suite demeura sans objet.
Les événements dont Constantinople fut alors le théâtre firent obstacle pour un temps aux tentatives d'alliance entre les deux empires.
A Jean Comnène succéda son dernier fils, Manuel. Le nouveau basileus eut à réprimer d’abord une tentative de révolte de son frère Isaac, puis, une conjuration où les Normands exilés Jouèrent un rôle important, d’après ce que nous apprend Kinnamos. À la cour de Constantinople, s'était réfugié un Normand du nom de Roger, dans lequel on a voulu voir Roger de Sorrente ‘.