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vit que Roger prenait des mesures de rigueur, il finit par conclure avec lui un traité qui le plaçait tout à fait sous la dépendance du roi de Sicile !.
A partir de ce moment, les attaques des Normands contre les côtes africaines redoublèrent. Le 15 juin 1143, une flotte sicihenne parut devant Tripoli et tenta un coup de main sur la ville; mais, le lendemain, les tribus des environs vinrent au secours de la garnison et les troupes de Roger durent se retirer. Une tentative faite la même année contre Djidjeli, près de Bougie, fut couronnée de succès; la ville fut prise et brülée ?. A propos de Djidjeli, Edrisi nous apprend que les expéditions de la flotte sicilienne avaient lieu d'ordinaire pendant l'été, et nous montre la terreur que suscitaient les pirates normands. À cette date, en effet, Roger ne paraît pas songer à prendre pied en Afrique, et sa flotte se borne à faire la guerre de course et à surprendre les villes de la côte. Pendant les mois d'été, la crainte régnait sur tout le httoral africain ; à chaque instant, on craignait de voir apparaître les voiles normandes, et pour éviter toute surprise, la population de la côte s’enfermait derrière les murs des villes, attendant avec impatience que fût passé le temps du danger.
L'année suivante (4 juillet 1144-23 juin 1145), la flotte sicilienne alla ravager le petit port de Bresk entre Cherchell et Tenès, pilla la ville et emmena un grand nombre de prisonniers ?. Puis ce fut le tour de l’île Kerkinna en face de Sfax. El-Hassan protesta contre cette attaque, mais Roger se contenta de répondre que les habitants ne lui obéissaient pas #. Un succès plus important marqua l’année 1146 ; le 15 juin, la flotte normande, forte de deux cents navires et conduite par Georges d’Antioche ,