‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 176 sur 742 · Chr. Ferrar., éd. Gaudenzi, p · texte numérisé non relu

Chr. Ferrar., éd. Gaudenzi, p

composé une physionomie toute différente en disant que Guillaume avait un haut sentiment de la dignité royale, pratiquait une sage économie et qu'un sentiment rigoureux de la justice lui fit punir ses ennemis et récompenser ses fidèles.

Falcand ne saurait nous aider à rectifier le témoignage de l’archevêque de Salerne, car on est en droit de dire qu'il a tracé de Guillaume une véritable caricature. D'après lui, le fils de Roger Il aurait été tout à fait incapable ; son père l'aurait regardé comme pouvant tout au plus faire un prince de Tarente et aurait été si convaincu de l'inaptitude de son fils aux affaires, qu'il aurait rédigé un testament secret par lequel il déclarait que, dans le cas où Guillaume se montrerait incapable de régner, la couronne devait revenir à Robert, comte de Conversano !.

On peut, à bon droit, ne tenir aucun compte du témoignage de Falcand dont la mauvaise foi est ici flagrante. Il est parfaitement exact qu'à la mort de sonfrère, Tancrède, Guillaume a reçu le principat de Tarente, mais il convient d'ajouter qu'à ce moment, le duché de Pouille avait été donné à sonfrère, Roger, et le principat de Capoue et le duché de Naples à Alphonse, également son aîné. Aussitôt après la mort d’Alphonse (10 octobre 1144)°?, Guillaume fut investi du prineipat de Capoue et du duché de Naples 3. Après la mort de son frère, Roger, en 1148, il devint duc de Pouille. Il dut renoncer alors à ses fiefs de Naples et de Capoue, car il a seulement dans les actes le titre de duc de Pouille {octobre 1148) *, En ne disant pas que

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