‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 196 sur 742 · Cf. supra, t. IL, p · texte numérisé non relu

Cf. supra, t. IL, p

5. Otton de Freisingen, Gesta, II, 20 dans M.G.H.SS., t. XX, p. 403. 6. Nikétas Choniatès place au printemps l'envoi de Paléologue, op. cit.,

Il, 6, p. 120.

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grec fait prisonnier par le margrave, Obizon de Malaspina !, et délivré par Frédéric Barberousse, après la prise de Tortona. On est ainsi amené à placer, au printemps 1155, l’arrivée des envoyés de Manuel Comnène à Ancône. On verra plus loin comment ils s’acquittèrent de la mission dont ils avaient été chargés.

Ce n'était point sans raison que Manuel avait fait choix d’Ancône. Non seulement la ville constituait une excellente base d'opérations, mais encore, elle permettait de tenir en échec Venise, que le roi de Sicile venait de détacher de l'alliance byzantine.

Depuis l'affaire de Corfou, les rapports de Venise et de Byzance étaient devenus moins bons ?, Guillaume I°* sut tirer habilement parti des circonstances et, dans les négociations qu'il poursuivit avec Venise, ses efforts furent couronnés d’un plein succès. Avant le mois de février 1155 (date de la mort du doge), un traité fut conclu entre le doge Domenico Morosini et le roi de Sicile. L'inscription funéraire de Morosini, mentionne parmi ses titres de gloire, le rétablissement de la paix avec la Sicile #. Si l'on rapproche de ce fait un passage de Falcand, on est amené à penser

que la paix fut négociée par le chanoine Robert de Saint-Jean #.

Nous voyons en elfet ce dernier envoyé à Venise pour une mission importante, au moment même où la charge de chancelier était vacante. Or, avant le mois de juin 1154, Maion, devenu émir des émirs, avait abandonné la chancellerie 5. Les faits concordent si bien qu'ils paraissent certains. Pouvons-nous connaître les conditions du traité ?

Dans le traité conclu, en 11756, par le roi Guillaume IT avec la

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