‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 236 sur 742 · Falcand, p · texte numérisé non relu

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3. Cf. Holzbach, Die auswärtige Politik des Kônigreichs Sicilien vom Tode Rogers II bis zum Frieden von Venedig, Inaug. Dissert. (Bâle, 1892), in-8°, APCE 4. Vita Hadriani IV, dans Lib. Pont., t. I, p. 395. 5. Guillaume de Tyr, XVII, 8.

Saint-Marcel, et de Roland, cardinal du titre de Saint-Marc t: Le roi agréa les ouvertures qui lui étaient faites et choisit cornme commissaires, Maion, Hugues, archevêque de Palerme, Romuald, archevêque de Salerne ?, Guillaume, évêque de Celano, et Marin, abbé de la Cava.

Après d'assez longues négociations, un accord fut conclu (18 juin). Le pape dut accepter les conditions fort dures qui lui furent imposées par le roi de Sicile. Dans le préambule du traité Guillaume If fait sonner bien haut ses succès et déclare que les victoires des Grecs sont dues non pas à leurs soldats, mais à la trahison de ses vassaux. Le roi ajoute qu'au milieu de son triomphe, il consent à s’humilier devant le pape afin de ne point paraître ingrat envers le roi des rois dont il escompte encore la protection pour l'avenir. Hadrien IV, au contraire, tient un langage assez humble et vante longuement les mérites du roi de Sicile dont le nom répandu jusqu'aux extrémités du monde suffit pour Jeter la terreur parmi les ennemis du christianisme #.

En premier lieu, le pape dut abandonner ses alliés de la veille ; il obtint seulement pour le comte de Loritello, pour André de Rupecanina et quelques autres, la permission de sortir sains et saufs du royaume en emportant leurs biens #4. Le traité proprement dit régla toutes les questions qui étaient pendantes entre le royaume de Sicile et la papauté. Quelques-unes de ces questions,

qui n'avaient pas encore reçu de solution, s'étaient posées dès le temps de Grégoire VIT. Lorsque ce dernier avait recu le serment P 8 d'hommage de Robert Guiscard, il avait stipulé auw'il refusait de 8 ) { légitimer l'occupation parle duc de Pouille, de Salerne d'Amalfi O Î Ï ) , et d’une partie de la Marche de Fermo. Innocent Il, s’il avait

reconnu la plupart des conquêtes faites par les Normands, avait protesté néanmoins contre les conquêtes faites par les fils de Roger Il dans le pays des Marses. Or, par le traité de Bénévent,

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