Cf. Fabre, Liber censuum, p
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tion n'existe pas pour le pape, sauf à la demande du roi. Les élections ecclésiastiques seront faites par les cleres qui s'entendront en secret sur l'élu et feront connaître au roi le résultat de leurs délibérations. Le roi a le droit de refuser les personnes proposées. Le pape avait soulevé des difficultés relativement à certains monastères et à diverses églises, le traité décide que la règle générale des églises qui sont en la puissance du roi, leur sera appliquée, c’est à savoir que ces églises et ces monastères recevront les consécrations et les bénédictions de Rome et paieront au Saint-Siège les cens dus et établis. Il faut comprendre par là que le droit de nomination est refusé au pape. Enfin, 1l semble que Guillaume promit au pape de l'aider à rentrer à Rome !.
On voit que, par le traité de Bénévent, les privilèges accordés à la Sicile par Urbain IT étaient reconnus et que le pape légitimait toutes les conquêtes faites par les Normands. Ce fut dans l'église San Marciano, près de Bénévent, que Guillaume I°' reçut l'investiture de ses États. Pour sceller la réconciliation et se créer des partisans, le roi distribua de riches présents au pape, aux cardinaux, et à toute la cour pontificale. Guillaume obtint que Palerme serait érigée en métropole et le pape donna comme suffragants à l'archevêque de Palerme, les évêques de Girgenti, de Mazzara et de Malte ?.
Une fois l'accord conclu, le pape quitta Bénévent pour se rendre à Orvieto. Nous ne savons pas bien ce que fit alors Guil-
laume I°'. La chronique de Casauria semble indiquer que le roi fit une expédition dans la région des Abruzzes. Bohémond, l’an-
cien comte de Manopello, accusé sans doute de n'avoir pas assez résisté lors de la révolte, fut emprisonné et le roi établit à sa place un nouveau comte. Falcand indique clairement que la rébellion se prolongea assez longtemps dans cette région et que l'ordre fut difficilement rétabli. Les Annales Ceccanenses indiquent qu'à la fin du printemps, Simon de Sora se révolta contre le roi et que, durant plus d’une année, il résista avec succès aux troupes royales. Falcand, parle des attaques continuelles du
4. Cf. Gregorovius, op. cit., t. II, p. 570, note 29. 2. Jaffé-L., 40197.