‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 265 sur 742 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Annal. Slad., M.G.H.SS., t. XVI, p. 344: Gerohus Reichersberg., De investigalione Antichristi, 1. IT, c. 57, éd. Stülz, dans Archiv für Kunde ôsterreich. Geschichtsquellen, t. XX, p. 145 et suiv.

4. Du 27 au 30 mai, le pape est à Tusculum, Jaffé-L., 10571-10573 ; le 45 juin il est à Anagni, ibid. 10574.

260 CHAPITRE Vill

Rome, dont le Sénat négociait avec Barberousse, se réfugia à Anagni, non seulement pour se mettre à l’abri d’un coup de man, mais aussi pour se rapprocher de la frontière du royaume normand. Pendant le séjour du pape à Anagni, c’est le parti sicilien qui l'emporte définitivement et règle dans un sens favorable aux intérêts dela Sicile plusieurs questions importantes. Les envoyés de Plaisance, de Brescia et de Milan, peut-être aussi ceux de Crémone, se rendirent auprès du pape et s’unirent à lui pour s'opposer aux prétentions impériales !. Les délégués des villes prirent l'engagement de ne pas traiter avec l'ennemi commun sans le consentement du pape ou de son successeur; Hadrien IV, de son côté, promit d’excommunier Barberousse dans les quarante jours. Le roi de Sicile prit certainement part à ces négociations, cela résulte clairement de» la lettre des cardinaux impérialistes écrite après la mort d'Hadrien IV et où tout ce qui a été fait alors est attribué au parti sicilien ?. On ne saurait Je crois attacher grande créance à l’une des Continuations de Sigebert de Gembloux #. D'après son auteur, le pape aurait alors offert à Guillaume I° la couronne d'Italie. Aucune autre source ne fait allusion à cette offre qui ne doit jamais avoir été faite. Très probablement l’auteur de la Continuation a su que Guillaume [* était le chef de la ligue formée à Anagni; de là sera venue son erreur.

La formation d'une ligue ne fut pas le seul objet des préoccupations du roi de Sicile. Il ressort clairement de tout ce

que nous savons qu'à Anagni on se préoccupa beaucoup du choix du successeur d'Hadrien IV #. Ce dernier devait être gravement malade depuis quelque temps et l’on prévoyait sa mort prochaine, car, dans le traité avec les villes lombardes, on parle déjà

4. Ann. Mediolan., M.G.H.SS., t. XVIII, p. 368. Cf. Burchard, Chron. Usperg., M.G.H.SS., t. XXIIT, p. 350.

2. Otton de Freisingen et Ragewin, Gesla, IV, 52 et 69, dans M.G.H.SS., t. XX, pp. 473 et 484.

3. Sig. Gembl. Continuatio Aquicinct., M.G.H.SS., t. VI, pp. 408-409. Cf. Ribbeck, Friedrich und die rômische Curie in den Jahren 1157-1159 (Leipzig, 1881), p. 65.

4. Otton de Freisingen et Ragewin, Gesta, IV, 52, dans M.G.HLSS., t. XX, p. 473.

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