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ment, Bénévent et Salerne ; cette dernière place, après avoir refusé de traiter avec le comte de Loritello, s’entendit avec Mario Borrel *.
Avant de passer en Italie, le roi attira à sa cour un des principaux seigneurs de la Calabre, Roger de Martirano, qui avait été l'instigateur de l'assassinat de Maion, et le fit arrêter. Aussitôt après, Guillaume I° franchit le détroit de Messine et passa en Calabre. L'armée royale longeant le littoral sud de la Péninsule vint mettre le siège devant Taberna où s'était enfermée la comtesse de Catanzaro. La place résista assez longtemps, mais finalement fut emportée et détruite. La comtesse de Catanzaro, sa mère et ses deux oncles, Alfred et Thomas, furent faits prisonniers. Ces deux derniers furent exécutés; quant aux deux femmes elles furent emprisonnées d’abord à Messine et ensuite à Palerme. Un grand nombre de chevaliers tombèrent au pouvoir du roi et furent rigoureusement châtiés: Guillaume I* ordonna en effet de leur couper les mains ou de les aveugler.
La prise de Taberna?, permit au roi de continuer sa marche sur Tarente. A l'approche de Guillaume I, le comte de Loritello craignant d’être trahi par les Apulens, commença à se retirer lentement vers les Abruzzes; il laissa toutefois une garnison à Tarente. Tandis que le roi se dirigeait vers cette ville, il condamna à être noyé le gait Johar, maître chambrier du palais, que l’on arrêta au moment où il s'enfuyait auprès du comte de Loritello, emportant avec lui les sceaux royaux.
Les habitants de Tarente ne prolongèrent pas longtemps leur résistance et livrèrent bientôt la ville à Guillaume I+ qui fit pendre tous les chevaliers du comte de Loritello tombés entre ses mains. Poursuivant sa marche victorieuse à travers la Pouille, le roi fit reconnaître partout son autorité, soumettant toutes les villes à son passage. Bientôt Guillaume I® se sentit
assez fort pour punir toutes les villes qui avaient pris part à la