‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 314 sur 742 · Falcand, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Falcand, op. cit., pp

vice un certain nombre de Français, qui, en se rendant en Terre- Sainte, s'étaient arrêtés à Palerme !. Malgré ces précautions, le chancelier ne se sentit pas en sûreté, et se décida à frapper un grand coup, en faisant arrêter les principaux conjurés. L'exécution de cette mesure lui parut impossible à Palerme, où 1l n'avait pas à sa disposition des forces suffisantes, et où il avait à craindre qu'une émeute n'éclatât parmi la population musulmane, quand elle apprendrait l'arrestation des coupables. Prétextant donc la nécessité de préparer pour le printemps suivant un voyage du jeune roi en Pouille, le chancelier, malgré l'opposition des conjurés, fit décider par la reine, que la cour passerait l'hiver à Messine. Dans cette dernière ville, Étienne n'avait pas à redouter les Musulmans, puisque ceux-ci n'avaient pas le droit d'y résider ? ; de plus, il avait donné au comte de Gravina l'ordre de se rendre en secret à Messine avec des forces importantes, sur lesquelles il comptait pour déjouer les projets de ses adversaires. En outre, le chancelier laissa à Palerme, un certain nombre de persônnes sur la fidélité desquelles il avait des doutes *.

Dans le courant de décembre, la cour abandonna Palerme i. A Messine, le jeune roi vit se presser autour de lui un grand nombre de ses vassaux, parmi lesquels nous connaissons Robert, comte de Caserte, son fils Roger, comte de Tricarico *, le comte de Gravina, l'archevêque de Reggio, les évêques d’Anglona, de Mazzara, de Mileto, de Neocastro, d’Aversa, de Catane. À

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