Id., p
3. D'après l'éditeur il s'agirait de Bohémond de Monopoli ; ce personnage étant totalement inconnu, je crois qu'il s’agit de Bohémond, comte de Manopello, qui nous est bien connu par la chronique de Casauria.
4. Richard de Balbano, seigneur de Lacedonia, était le fils de Gilbert de Balbano, seigneur de Rocchetta, en Pouille, cf, supra, t. IE, p.70, Gilbert descend sans doute de Bohémond de Balbano, parent de Nicolas, comte du Principat, mentionné en 1128. Cf. di Meo, op. cit., t. IX, p. 348, et t. X, pp. 186, 270. En 1155, Gilbert étail maitre connétable, Cod. dipl. Bar., t V, p. 190. Richard eut un fils Gilbert, Di Meo, op. cil., t. X, pp. 364-365 et 401.
5. Nous connaissons un Guillaume de Gesualdo bâtard du due Roger mentionné de 11145 à 1142, cf. supra, t. I, p. 311, et di Meo, op. cüit.,t. X, p. 420, Guillaume avait épousé Auberée, fille de Geoffroi, comte de Lecce
Perche était devenu chancelier et, quand le comte de Montescaglioso et ses compagnons parvinrent à Termimi, 1l arriva un ordre du roi qui invitait le comte de Montescaglioso à se rendre seul à Palerme, et défendait aux seigneurs qui l'avaient accompagné de quitter Termini. Ce fut un Jeu pour le chancelier que de gagner le frère de la reine; quelques flatteries et des promesses le firent renoncer à ses ambitieux desseins. Les seigneurs, qui l'avaient mis en avant, furent assez marris de sa conduite, mais n’osèrent entrer en lutte avec Étienne du Perche. Invités à venir à Palerme, ils n'y firent qu'un court séjour et retournèrent en Pouille. Seul le comte Bohémond embrassa le parti du chancelier.
L'entente du comte de Montescaglioso et d'Étienne, en se prolongeant, ne faisait point l'affaire des adversaires de ce dernier ; aussi cherchèrent-ils, par tous les moyens en leur pouvoir, à gagner à leurs vues le comte Henri qui avait obtenu de demeurer à la cour. On agit sur les chevaliers espagnols qui formaient l'entourage du frère de la reine et bientôt celui-ci, après quelques hésitations, se décida à se mettre à la tête de l'oppo-
sition !. Étienne s’aperçut promptement des nouveaux desseins de
son allié de la veille qui, fort maladroitement du reste, cherchait à détacher le jeune roi de sa mère ?*. Le chancelier se résolut à sévir, mais il se rendit vite compte que, si la cour demeurait à Palerme, il lui serait difficile de punir les coupables. En effet, 1l avait à redouter non seulement un soulèvement de la population musulmane, mais, en outre, il n'était pas sûr des troupes. Le grand bee Richard, un de ses ennemis déclarés, avait su, en effet, gagner une partie des chevaliers au service du roi, et s'était acquis la faveur des archers de la garde. Étienne en vint bientôt à craindre pour sa vie et se fit garder étroitement par ses chevaliers, dont il augmenta le nombre, en retenant à son ser-
(di Meo, op. cit... ‘t. X, p. 187), dont il eut un fils Élie. Il est peu probable qu ‘il s'agisse ici de ce Guillaume, car, en 1152, son fils Élie s’intitule seigneur de Gesualdo, et dans le Catalogue des barons, p. 590, c’est lui qui ect inscrit. Il s'agit probablement d’un frère d’ Élie, cf. di Meo, op. cut XD 180.