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tion accomplie. De leur côté, les Normands continuèrent à veiller à la sécurité du pape ; nous savons que, en 1170, Eberhard de Bamberg, envoyé de Barberousse, écrivit à Alexandre III pour lui demander une entrevue, car les Normands lui avaient interdit l'accès du territoire de Bénévent!. Barberousse luimême nous apprend, quelques années plus tard, qu'il n’a pas pardonné au roi de Sicile la protection accordée à ses adversaires et qu'il le compte toujours parmi Îles ennemis de l'empire?.
On peut citer d’autres preuves de cette entente de la papauté avec Guillaume IT. C'est à la demande du roi de Sicile et de sa mère, qu'Alexandre III dispense l'évêque de Salisbury de répondre à une convocation qui lui avait été adressée par le Saint-Siège ?. Notons également la bulle pontificale, du 9 août 1171, accordant à l’évêque de Cefalu de nombreux privilèges k Citons encore les deux bulles du 30 décembre 1174. Alexandre III, dans la première, accordant divers privilèges à l'abbaye de Monreale parle de Guillaume IT dans les termes suivants : « {antlo libentius et benignius... volumus... luae con-
descendere voluntati… quanto personam tuam sicut charissimi filii et christianissimi regis abundantiori charitate diligimus et
de tuae gratissimäe devotionis fervore nobis et ecclesiae dei gratiora commoda provenisse recolimusÿ. » Non moins caractéristiques sont les termes employés par le pape dans la seconde bulle par laquelle il accorde aux religieuses du monastère de Santa Maria de Latinis, fondé à Palerme par Mathieu d'Ajello. En parlant du vice-chancelier, ministre de Guillaume 16 K Alexandre III s’exprime ainsi : « dignum est ut monasterium ipsum preter comune debitum obtentu predicti vicecancellaru tanto purioridebemus caritate diligere quanto devotionem eiusdem vicecancellarii ferventiorem circa opera pielatis esse novimus el circa nos et Romanam ecclesiam inspirante domino purioremÿ. »
1. Vita Aleæandri IL, dans Lib. pont., t. If, p. #21. 9: NiIGHSS :BL.,t. I, p. 144 3. Jaffé-L., 11890.
4, Id., 11897.