‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 358 sur 742 · GUILLAUME II ET VENISE · texte numérisé non relu

GUILLAUME II ET VENISE

Christian de Mayence à Constantinople !, et peu après des envoyés grecs vinrent à Cologne traiter du mariage de la fille de Manuel avec le fils de Barberousse ?. En 1172, Conrad, évêque de Worms, fut envoyé à Constantinople pour poursuivre les pourparlers ?. Le projet n'aboutit point ; il semble d'ailleurs que les négociations aient été conduites des deux côtés sans grand désir de‘réussir. Manuel soutenait, en effet, en sous-main, les ennemis de Barberousse !, et ce dernier ne paraît pas avoir pris au sérieux le projet de mariage ?. Toutefois, on doit admettre que ce sont les négociations alors engagées entre les deux empires qui ont empéché le mariage de Guillaume IT, en 1172.

On voit combien, à cette date, est difficile la situation de la papauté. Alexandre IT, toujours à la tête de la ligue lombarde, avait fort à faire pour maintenir groupés autour de lui des alliés que leurs rivalités particulières mettaient aux prises à chaque instant. Cet état de choses ne fit que s’aggraver pendant les années qui suivirent. En 1773, Venise aida Christian de Mayence à assiéger les Byzantins dans Ancône 6. Peu auparavant (1172), rapprochés du roi de Sicile par leur haine commune contre les Grecs, les Vénitiens avaient commencé avec Guillaume IT des négociations qui, en septembre 1175, aboutirent à la conclusion d’un accord important 7. Par ce traité, conclu pour vingt ans, le roi de Sicile assurait aux Vénitiens divers privilèges commerciaux et leur accordait des garanties pour leurs marchands. Il était, en outre, stipulé que les Normands n'attaqueraient pas la partie de la Dalmatie sur laquelle Venise élevait des prétentions. Le véri-

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