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HENRI DÉ KALDEN EN ITALIE

beau-frère, le comte Richard d'Acerra, de réprimer l'insurrection. Avec les subsides qu'il reçut du roi, Richard leva des troupes en dehors du royaume. Nous savons, en effet, que, pendant la campagne de 1190, il s’assura le concours de Jourdain Pierleoni et d'un certain nombre de Romains. Peut-être, faut-il voir dans ce contingent un secours envoyé par le pape et la commune de Rome. Le comte d'Acerra dut faire face, en même temps, aux rebelles et aux Allemands.

Le 8 mai, Henri de Kalden, à la tête d’une armée allemande, franchissait la frontière près de Rieti. Nous sommes assez mal renseignés sur cette expédition. Évidemment, Henri de Kalden avait l'appui du comte de Celano ; l’armée allemande attaqua Amiterno, Valva, Chieti; à Ortona elle éprouva un échec. Longeant le rivage de l’Adriatique, Henri de Kalden, ayant opéré sa jonction avec le comte d’Andria et le comte des Abruzzes, envahit la Pouille. Nous savons qu'il réussit à prendre Corneto qui dépendait de l’abbaye de Venosa. L'armée royale avait été répartie dans Ariano et dans les châteaux des environs. T1 semble que le comte d’Acerra ait cherché à empêcher les Allemands et le comte d'Andria d'opérer leur jonction avec les rebelles de la région de Capoue et d'Aversa. Les troupes du roi furent assiégées pendant une partie de l'été; au mois de septembre, nous ne

savons pas pour quels motifs Henri de Kalden dut se retirer, il

partit emmenant avec lui les Allemands !.

Voyant ses forces affaiblies par ce départ, le comte d’Andria alla s'enfermer dans Ascoli. Le comte d’Acerra put alors reprendre l'offensive et assurer la pacification de la Pouille, Pendant cette campagne, il attira le comte d’Andria dans un guet-apens et le fit prisonnier. Après qu'il eut rétabli l’ordre en Pouille, Richard d’'Acerra se dirigea sur Capoue et Aversa qui s'étaient révoltées ; il obligea ces deux villes à se soumettre. Ce fut seulement après ces succès que l'abbé du Mont-Cassin, contraint par le comte d'Acerra, prêta serment de fidélité au roi.

Grâce à ces victoires, à la fin de 1190, Tancrède avait réussi à repousser la première tentative des Allemands contre ses États, et à soumettre ses vassaux rebelles. Il semblait donc que,

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