Cf. Bernhardi, op. cit., p. 560 et suiv
42 4 UHAPITRE PREMIER
république de Pise fournit au prince de Capoue une flotte et des soldats. Le 24 avril, ces secours pénétraient dans le port de Naples où ils furent accueillis par le duc Serge !. L'arrivée de ces renforts, environ huit mille hommes ?, décida la plupart de
ceux qui avaient pris part à la dernière révolte à se soulever de
nouveau.
Dès qu'il apprit la présence du prince de Capoue à Naples, Rainolf, bien décidé à profiter de l’occasion pour rentrer en possession des terres que Roger lui avait enlevées, l’année précédente, leva aussitôt quatre cents chevaliers. Il débuta assez piteusement par un infructueux coup de main sur Capoue; il
espérait que les partisans de Robert lui remettraient la ville, mais sa tentative avorta et 1l dut se retirer à Caiazzo *.
La tâche des rebelles n'était point facile. Malgré l'absence du roi, le pays se trouvait parfaitement organisé par l’émir, Jean #, et le chancelier, Guérin ?, que Roger avait nommés gouverneurs de la Terre de Labour. Dès qu'ils eurent connaissance de l'arrivée du prince de Capoue, les lieutenants de Roger firent mettre en état de défense les principales places de leur province, Capoue, Maddaloniô, Ciccala 7 et Nocera. Tous deux se
1. Falco Benev., ad. an. 1135, p. 227 donne la date VII die stante mensis aprilis = 24 avril, et non le 7, comme le croit Bernhardi, op. cil., p. 62#. Cf. Kehr, op. cit., dans Neues Archiv., t. XXVII, p. 45. À
2 M Tel IF D" 182;:
3. Al. Tel., III, 2, p.129. Les éditions portent Cappaciam ; di Meo, op. cil., t. X, p. 36, propose d'identifier cette localité avec Caiazzo, circond. de Piedimonte d’Alife, prov. de Caserte; cette identification me paraît plus probable que celle avec Capaccio, circond. de Campagna, prov. de Salerne.
4. L'émir Jean était fils de l’émir Eugène, qui avait d’abord été notaire. Cf. Cusa, op. cit., t. I, pp, 22, 61, 400 et 554; Crudo, op. cit., p. 206; Pirro, op. cit., t. IT, pp. 1016-1017.
5. Guérin était magister cappellanus de Roger IT; au plus tard, en août 1132, il fut nommé chancelier, cf. K. Kehr, op. cit., p. 73. Alexandre de Telese, II, 3, p. 130, dit en parlant de lui : «vir lilteris apprime erudilus el in sæcularibus prudentissimus, cautus et sollicitus ». Cf. Romuald de Salerne, M.G.H.SS., t. XIX,; p. 426.