‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 457 sur 742 · Cf. Bloch, op. cit.,.p. 5 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Bloch, op. cit.,.p. 5 et suiv

&, M.G.H.CC., t. 1, p. 505. Cf. Toeche, op. cit, p. 324 et suiv.

Henri VI ne dut pas tarder à être informé de la désorganisation du parti qui avait soutenu Tancrède. Avant son entrée en campagne, il reçut des envoyés de divers seigneurs qui faisaient d'avance leur soumission et l’invitaient à hâter sa venue !. La ville de Naples imitait cet exempleet de loin traitait avec l’empereur *. Dans toutesces manifestations, Henri VI pouvait trouver beaucoup de motifs d'espoir et la campagne qu'il allait entreprendre paraissait devoir s'engager sous d’heureux auspices. Néanmoins l'empereur ne se hâta point ; il ne voulait rien abandonner au hasard à, aussi employa-t-il le printemps et la plus grande partie de l'été à préparer son expédition et à s'assurer les concours dont il avait besoin. Peut-être était-il également retardé par la crainte d'exposer ses troupes aux chaleurs de l'été et voulait-il attendre une saison plus favorable.

Instruit par son échec de 1191, Henri VI s'était rendu compte de la nécessité de faire appuyer l’armée de terre par une flotte puissante. Les négociations, qu'il poursuivit pendant les quelques mois qu'il passa en Jtalie, eurent pour objet d'assurer à l’armée allemande le concours des marines pisane et génoise. Après être demeuré quelques jours à Milan (en mai) #, l'empereur se rendit à Gênes : il s’entendit avec les consuls qui mirent à sa disposition une partie des vaisseaux de la république *. Il en fut de même des Pisans 6. Chacune des deux flottes devait être placée sous le commandement d’un chef particulier, mais l'autorité suprême fut

confiée au représentant de l'empereur, à Markward 7. On a vu qu’en 1191, les flottes alliées étaient arrivées trop tard

et n'avaient pris aux hostilités qu'une part insignifiante. L'échec

. Gcoffroi de Viterbe, v. 111, dans M.G.H.SS., t. XXII, p. 336.

2, Ann. Casin., dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 317.

Page 1