Cf. G. Apul., IE, v
« Alque urbes aliæ quam plures, fœdere spreto. » « Græcorum, pactum cum Francigenis iniere, »
Ibid., I, v. 286,
« Omnes se dedunt aut vectigalia solvunt. »
Ibid., XI, v. 294,
« Solvere Troiani comili coepere tributum. »
Cf. Malaterra, [, 18: « fœdus inire coegit tali videlicet pacto ut, castra
sua relinentes, servilium lantummodo et tributum persolverent ». Cf. Ibid., I, 28.
2, Cf. Winkelman, Acta, I, p. 695, où il est parlé des usus et consueludines du temps de Roger IT; Zbid., p. 197, privilège spécial aux gens d'Eboli:. Cod.-dipl.-Bar:;:t.: V2: 4353 Gattola; Acc., 1. l:p.:261.. Une allusion est faite à la ratification des coutumes locales de Gaëte par le roi Roger, Minieri Riccio, op. cit., t. I, p. 235.
continuellement modifiés. Les traités conclus lors de la conquête, d'une part, l'anarchie qui suivit la mort de Guiscard, d'autre part, favorisèrent d'abord l'indépendance des villes. L'exemple de Bari est caractéristique à cet égard. Mais la situation se modifia bientôt et cette ville, qui, au début du règne de Roger IT, jouissait d’une grande indépendance, a pu, à une époque postérieure, jouir d’une condition beaucoup moins avantageuse !. Pour fixer la situation des centres urbains, à l’époque normande, on nesaurait se prévaloir des privilèges dont les villes jouissaient à une époque postérieure, car leur situation s’est de nouveau trouvée modifiée par la conquête d'Henri VI?. De ce qu'une ville sous Frédéric II possédait certaines libertés, on ne saurait conclure qu'il en était de même à l'époque normande. Les événements politiques n'ont pas permis au développement municipal d'évoluer librement; il y a eu des crises violentes qui ont eu certainement leur contre coup sur les institutions municipales; certaines villes ont dû bénéficier des troubles pour s'assurer de nouveaux privilèges ; d’autres, au contraire, et ce cas a dù être le plus fréquent, ont dû perdre une partie, sinon, la totalité des libertés qu’elles avaient obtenues antérieurement ; car, d’une façon générale, la royauté normande qui, au début, s'était appuyée sur les villes pour combattre l'aristocratie, parait leur être devenue hostile et avoir cherché en leur retirant les privilèges qu'elle leur avait précédemment accordés à restreindre l'indépendance municipale. Cette variété même constitue l'une des difficultés du sujet et jette un certain trouble dans les notions relatives à la nature et à l'étendue des libertés garanties aux habitants des villes. On peut toutefois arriver à
établir certaines distinctions qui, si elles laissent beaucoup de
points dans l'obscurité, nous fournissent néanmoins l’occasion de faire quelques constatations intéressantes.
Toutes les conventions passées entre les vainqueurs et leurs
1. L'acte du pape Honorius IT en faveur de Troia nous fournit un exemple intéressant des franchises que les villes cherchaient à obtenir, cf. Kebr, op. cit., dans Nachrichten (1898), p. 76 et Zdekauer, Le franchigie concesse da Onorio IT alla città di Troia (Turin, 1898), in-8.
2. C’est pour cette raison que pour cette étude nous ne nous appuierons pas sur les coutumes des différentes villes rédigées à une époque plus tardive,
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