Ughelli, Loc. cit
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606 CHAPITRE Il
la ville a le monopole de la teinture (finctura) et perçoit le droit de comercium (droit perçu sur les marchands ).
Enfin parfois, le roi fait abandon de son droit de frapper monnaie. Gaëte et Naples jouissent de ce privilège, mais seulement pour la monnaie d'argent ?.
IL semble qu'il convienne de faire rentrer dans la catégorie des abandons de droit, la réglementation de tarifs imposés à certaines corporations. Ainsi à Cefalu, les tisseurs ne peuvent exiger la farine qui leur était donnée avant l'acte de franchise, et ne peuvent néanmoins augmenter le prix de leur travail, qui doit être fixé d’après la grosseur ou la ténuité des fils. Il en est de même des boulangers qui n’ont droit qu'à un pain sur trente. Si les charbonniers peuvent exercer librement leur profession, les meuniers n'ont droit qu'au fuminum*. A Catane, nous trouvons une réglementation analogue #.
D. — Libertés dans l'ordre civil. — Les bourgeois se font accorder des facilités particulières, en ce qui concerne le droit de se déplacer. Il semble bien que les bourgeois aient été tenus à la résidence; nous voyons, en effet, les habitants de Trani se faire garantir qu'ils pourront librement circuler dans tout le royaume sans être inquiétés à leur retour et sans avoir leurs biens confisqués ?. Ceci suppose bien qu'en général cette liberté n’est pas accordée.
D'autres libertés concernent soitle droit de propriété, soit Le droit de succession. Nousavons déjà établi, par de fortes présomptions, la synonymie probable des deux termes allodiala et burgensatica
appliqués aux terres. Si une garantie fut accordée aux bourgeois, ce fut bien celle de leur droit de propriété. Remarquons toutefois qu'on ne saurait prétendre établir à ce sujet des règles générales, et notons la tendance du pouvoir central à conserver la caté-