‹ Histoire de la domination normande en Italie et en SicileChapitre 616 sur 742 · Falcand, op. cit., pp · texte numérisé non relu

Falcand, op. cit., pp

7. Bernard Gentil, dans le diplôme de 1177 déjà cité, souscrit comme regiae privatae mansnedae comestabulus, Cod. Vat. lat. Reg. n° 980, f° 17, r°, CL PNTOS0p. cu LP p.110;

Attributions de la cour du roi. — A. Siège de la curia. — Habituellement la curia siège à Palerme mais, elle n’est pas fixe et

suit le roi dans ses déplacements !. C'est le souverain qui la

convoque, comme le montre les textes suivants. L'abbé de Laipari étant en procès avec l'archevêque de Palerme est cité par le duc Roger [LT (1130) : « Placuit eius Maiestati quatenus ante ipstus presentiam in ius Panormum vocaremur ; porro convocatis a domino duce Sicilie et Calabrie quam plurimis episcopis aliisque venerahilibus personis, quibusdam denique baronibus in proloculorio Panormitani palatii, die terminato convenimus ? ». De même nous voyons la régente Marguerite convoquer les vassaux : «cad curiam proceribus evocalis ? ». De même encore, lors du procès de Richard de Molise : « cum ad curiam vocati comites aliique proceres ex ordine consedissent ‘ ». La convocation est transmise par le chancelier *.

Dans la ville où se trouve le roi, ce sont les huissiers du palais qui convoquent la curia: «missis igitur hostiariis, curie familiares. episcopi, comiles, ceterique proceres cum magistris juslitiariis convocantur ? ».

B.— Attributions judiciaires. — En outre de la juridiction criminelle (erime, trahison, félonie) que le roi se réserve 7, la compétence de la curia s'étend à tous les délits quelle que soit la qualité des personnes en cause*. Nous voyons, en effet, que la curia connaît :

1. Cf: 'Guerrieri, op. cit, Arch. st. nap:, t. XXV: p. 210 ; Cusa, op. cüit., t. I, pp. 306, 312; Lello del Giudice, op. cit., p. 13, n° 8 : Paesano, ODACUL EU p. 125; del Giudice, op. eit., p. xix; Gregorio, op. cit., L I, p- 340.

2. Pirro, op. cil., L. F, p. 84. Sur la partie du palais de Palerme ou siège solennellement la curia, ef. Ibn Giobair, B.A.S.. t. I, p. 156.

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