Cf. Bernhardi, op. cit., p
4. Annalista Saxo, ad an. 1137, dans M.G.H.SS., t. VI, p. 775; Romuald de Salerne, dans M.G.H.SS., t. XIX, p. 422; Falco Benev., p. 233, fait erreur et confond San Severino avec Avellino ; Petr. Diac., Chr., IV, 117, p. 833 ; Kinnamos III, 1, p. 90. Cf. Bérnhardi, op. cit,, pp. 746 et suiv.
$ 1 sl
4] kil
RAR Tee
le duché de Pouille, de faire triompher momentanément la conception politique de la papauté, qui, depuis si longtemps, cherchait à dominer l'Italie méridionale en opposant les uns aux autres les princes normands. Il faudrait d'ailleurs que le pape et . l’empereur se soient faits d’étranges illusions sur les forces dont pouvait disposer Roger Il, pour avoir cru que l’organisation qu'ils avaient créée, réussirait à se maintenir. Il semble plus vraisemblable d'admettre que Lothaire, pressé avant tout de regagner l'Allemagne et désireux d'en finir au plus vite avec la question du royaume de Sicile, a renoncé à la régler définitivement et s'est contenté d’une solution bâtarde, qui en somme laissait tout en suspens.
Après avoir conféré à Rainolf l'investiture du duché de Pouille, l’empereur et le pape, par Avellino, gagnèrent Bénévent, où ils arrivèrent le 30 août ; l’armée allemande campa sur les bords du Calore, près de l’église Saint-Étienne. La présence de Lothaire permit au pape d'installer (5 septembre) un nouvel archevêque, Grégoire, à la place de Rosseman, qui s'était enfui lorsque Henri de Bavière était entré dans Bénévent. Les juges et les représentants de la ville demandèrent à l’empereur de les affranchir des redevances de toute espèce qu'ils devaient payer aux Normands; Roger d’Ariano et un certain nombre de barons, Alfer, Dracon, Robert de la Marra, Barthélemy de Pietrapuleina, Taddée de la Greca, Gérard de Lansolino et Sarlon durent renouveler le serment fait autrefois (6 septembre). Un serment analogue fut exigé peu après, à Montefusco, des vassaux de Roger d’Ariano qui s’engagèrent à ne réclamer aux Bénéventains ni les fidantiae, ni l’angarie, ni le ferraticum, et à ne rien percevoir sur la récoltes des olives ou du vin. Les seigneurs normands renoncèrent également aux prestations dites salutes, à la datio perçue sur le vin, les terres incultes, les forêts, les châtaigniers, les églises et promirent de laisser aux Bénéventains le droit de chasser et de leur accorder la faculté de tenir librement des marchés !.
Le 9 septembre, l'empereur se remit en route accompagné du pape, il gagna Cressanti, puis Capoue ?. Pendant son séjour
2. Ibid. ; Annalista Saxo, ad an. 1137, dans M.G.H.SS., t. VI, p.775. ; Petr. Diac: Chr os AN 148, "pe Br.