Falco Benev., p
8. C’est ainsi que nous voyons que Roger embrassa le parti du roi ; cela
résulte de Falco Benev., p. 238.
FUITE DE WIBALD 79
don !, Naples avait une trop grande importance stratégique et politique pour que Roger II se montrât implacable : aussi le duc
obtint-1l que la ville conserverait les privilèges qu'elle avait.
obtenus ?, mais il fut obligé d'accompagner le roi contre Robert de Capoue et Rainolf. Ces premiers succès de Roger eurent leur contrecoup à Bénévent et amenèrent un nouveau changement ; l'ancien archevêque fut rétabli et les partisans du roi revinrent au pouvoir ; une délégation de la municipalité vint prêter serment de fidélité au roi et à Anaclet II 3.
Au nord de Capoue, les événements favorisaient également Roger. À peine l'abbé Renaud eut-il appris l’arrivée du roi à Salerne qu’il se mit à la tête d’un certain nombre de ses partisans, parmi lesquels les comtes d'Aquino, et vint à San Germano. Reçu par les habitants, il essaya de s'emparer de l’abbaye, mais sa tentative fut repoussée par Landolf de Saint-Jean, qui protégeait l'abbé Wibald. A la suite de ce premier succès, ce dernier entra en pourparlers avec Roger, pendant que celui-ci était à Capoue. Aux ouvertures qui lui furent faites, le roi se contenta de répondre que jamais il ne reconnaîtrait un abbé imposé par l'empereur ; il ajouta que si Wibald lui tombait entre les mains il le ferait pendre. L'abbé du Mont Cassin se tint pour averti : effrayé des succès rapides et continus de Roger et voyant qu'il ne pouvait compter sur aucun secours de l’empereur, il se décida à quitter secrètement le Mont Cassin. Le 2 novembre, il abandonnait son abbaye et reprenait la route de l’Allemagne #,
Au moment où il partit, Wibald ignorait certainement la défaite que Roger venait d’éprouver, le 30 octobre. Le rol, qui s'était rendu à Bénévent, vers le milieu d'octobre *, avait quitté cette ville pour aller à Montesarchio, qu'il soumit ; il occupa ensuite une ville appartenant au comte Richard 6 et dévasta Montecor-
1. Falco Benev., p. 236. D'après Pet. Diac., Chr., 1V, 126, p. 841, Naples aurait tenu quelque temps.
2. Cf. Capasso, op.cit., dans Arch. st. Napol., t. XIX, p. 719. . Falco Benev., Loc. cit.
. Petr. Diac., Chr., IV, 427, p. 842.