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qu'avait prise les événements. D'accord avec l’évêque Guillaume, ils firent offrir au roi de lui rendre la ville; celui-ci répondit qu'il n'entrerait pas dans Troia tant que Rainolf y serait enterré. Les habitants chargèrent alors quatre chevaliers de briser le tombeau du duc Rainolf, afin d’en extraire le cadavre qui
fut jeté hors de la cité. Cette besogne macabre fut imposée par
les ennemis de Rainolf à l’un de ses fidèles, nommé Gallican ; ce dernier dut lui-même précipiter le corps dans un marais hors de la ville. Ce ne fut que sur les instances de son fils, Roger, de retour à Naples, que le roi consentit à laisser enterrer son rivalt.
Roger ne voulut pas pénétrer dans Troia et dès que son autorité eût été reconnue par les habitants, il serendit devant Bari?.
Innocent ITavait envoyé l’évèque d'Ostie à Bari pour exhorter les habitants à faire leur soumission: ceux-ci confiant dans la solidité de leurs murailles, refusèrent d’obéir aux exhortationsde l’envoyé pontifical. Roger fut donc contraint de mettre le siège devant la place, qui fut également bloquée du côté de la mer. Commencé à la fin d'août, le siège se prolongea durant tout le mois de septembre. Les derniers partisans de Rainolf, notamment Roger de Sorrente, s'étaient réfugiés dans Bari; c'est là ce qui explique l’acharnement de la résistance. Après deux mois de siège, la famine éclata. Jaquintus, qui avait été choisi comme prince de la ville, se décida alors à envoyer Roger de Sorrente et une délégation des habitants auprès du roi pour lui demander de traiter. Une convention fut conclue par laquelle chacun des deux partis s'engageait à rendre les prisonniers qui avaient été faits. Roger prit en outre l'engagement de ne pas livrer la ville au pillage (19 octobre).
Pour rentrer plus vite en possession de Bari, le roi avait dissimulé son ressentiment ; il trouva bientôt un moyen de punir, malgré l'accord conclu, les chefs de la rébellion. Une fois que Roger fut maître de la ville, un de ses chevaliers qui