M" ADRIAEN PYNACKER
Fils du boulanger Symon Jacobsz Pynacker et de Diewertge Fioris "van der Lacr, et par conséquent frère du plateelbacker Jacobus Pynacker, Adriaen semble avoir appris son métier chez le célèbre Aelbrecht de Keizer, dont il (fpousa la fille Willemyna (ncc
en i65i). Après la mort d
• taire des Tro:s Boutei I beau-frère Corne LIE Ki opéré par tous trois dt Dix ans plus tard, so itif, il paraît i compte '. mais comme dut s'adioindre un étranger, Pit {ib juillet 1690),
n beau-père, il entra s;
: PORCELAINE. C'est du moi] EER,que nous te trouvons associé celte fameuse marque que nous e I qu'il ne put s'entendre avec soi ■oir brusquement rompu 1" 1 avait négligé de se poun'oir d'un brevet de Maîtrise, il ER PouL[SSE, qui H aRranchit 11 sa nouvelle fabrique
în frère, proprié-
G8o,lorsdu dépôt s déjà signalée.
ïre, soit pour tout ■établit i son
Le ib octobre i6g3, Adriaen se lai sait admettre à
e Maitre p/ii(ee/fcicArff
et prenait dès lors la biute main dans son exploitation. Toutefois, il paraît avoir clé moins bon administrateur qu'habile artiste, car en 1696, c'est-à-dire après six années seulement d'établissement, il renonça à sa manubcture et entra i la plateelbaekerij dix Sauvaoe, chez Cornehs Hoelaert (3o janvier 1C9Û), où il resta jusqu'au ■"novembre 1707, époque à laquelle il fut remplacé par Johannes de MtLoE.
Presque tous les produits d'AoRiASM Pïnacker portent son monogramme, et parla beauté de la couverte, l'élégance de la forme, la pureté et l'éclat de l'émail, la tinesse et la distinction de l'ornementation, Ils sont très- facilement reconnaissables. Le décor est gJnéralement copié ou tout au moins inspiré par le vieux japon, et l'on peut dire que amais imitation ne fut plus brillante. Non -seule ment pour les profanes, mail même paur les yeui les plus exercés, l'illusion est permise.
Nous reproduisons d-contre la signature qu'on rencontre le plus ir les oeuvres d'A. Py.sacker; clleest généralement tracte
U^otices biographiques. 3oi
en rouge. Parfois cette signature, écrite à la hâte, est singulièrement défigurée. D'autres fois, elle prend des allures majuscules, comme dans le chiffre de droite, et, sous cette forme, elle a été attribuée à un Samuel Pieter Roederer (?), dont il n*existe aucune trace dans l'histoire de Delft. Elle fut, du reste, contrefaite par un grand nombre de céramistes, etil paraît assezprobableque pendant toutletempsquedurarassociationd'ADRiAEN avec son frère, les produits de leur usine commune ne portèrent pas d'autre marque.
Indépendamment de ces belles copies du Japon dont nous parlions à l'instant, on connaît d'autres œuvres fort remarquables d'AoRiAEN Pynacker; je veux parler de ces remarquables spécimens de polychromie au grand feu (voir fig. 112), et de ces délicieuses pièces à fond noir, dont le décor est tracé sur réserves blanches. Dans ce genre, je citerai la belle garniture qui appartient à MM. Terme et Fallise de Liège (planche XVIIl), la jolie théière de M.John F. Loudon,et les soucoupes qui se trouvent au Musée de Sèvres et dans la collection de M. Gasnault (fig. 3i).
On connaît aussi quelques pièces décorées en camaïeu bleu, mais elles n'ont rien de très-extraordinaire. M. Evenepoel, à Bruxelles, possède une tasse dans ce genre; madame Montagne, à Paris, un plat à crêpes, et j'ai vu chez M. Caillot un grand plat bleu, portant la signature d'AoRiAEN, avec la date 171 5.
De son mariage avec Willemyna de Keizer, A. Pynacker avait eu six enfants (1681-1691. DB. n"* 5, 6 et 16). Devenu veuf, il se remaria avec Maritje Hoogeveen, dont il eut une fille qui fut baptisée à VOudekerk, à Delft, le 17 avril 1696 (DB. n« 6).