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LE FOULAGE DE LA TERRE (DE AARDETRAPPER

Lorsque la terre est arrivée à la fabrique de faïence j on la descend dans des puits maçonnés préparés à cet effets et on l’arrose de temps en temps pour la conserver molle et malléable.

Lorsqu’on a besoin de terre ^ un ouvrier qu’on appelle de aardetrapper vient en chercher dans ces puits; il la jette de façon à former un tas assez élevé sur un plancher de boiSj qu’il a eu soin de saupoudrer de sable. Les pieds nus, il monte sur le tas et commence à le fouler, en lui donnant une forme circulaire, jusqu’à ce que la masse écrasée ait pris la forme d’un gros gâteau rond {een groote ronde koek).

Lorsque la terre a été suffisamment foulée et massée de cette façon (opération qu’on fait le mieux avec les pieds nus, parce qu’on peut ainsi découvrir les parties résistantes et les écraser ou les séparer du tas), on la divise en morceaux carrés qu’on pétrit de nouveau et qu’on porte ensuite à l’ouvrier tourneur.

La terre qui sert à la confection des kokers (?) et des tuiles, et qui se compose de terre noire, ou de terre d’Oosterhout, ou encore de terre de la Tamise, est travaillée de la même façon.

La fabrication.

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