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Ces différentes sortes de terre^ étant convenablement sèches^ sont jetées dans un énorme baquet ou bassin,, qui se trouve ^ pour les deux tiers, enfoncé dans le solj et qu’on a eu soin d’établir auprès d’un canal ^ afin de pouvoir ^ à volonté, le remplir d’eau.
On laisse la terre dans le bassin, recouverte par l’eau, jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment imbibée; ensuite on la tourne à l’aide d’une pelle de forme spéciale (fig. j5) , ayant soin
Fig. 75. — Pelle à couper et à retourner la terre.
d’écraser contre les rebords du bassin les morceaux qui auraient conservé quelque dureté.
Ce mélange, opéré avec soin, est jeté ensuite dans un tamis de cuivre, à l’aide d’un seau emmanché au bout d’un
Fig. 76. — Seau pour verser la terre dans le tamis.
long bâton (fig. 76). Le tamis, qui consiste, comme l’indique notre figure 77, en un grand chaudron de cuivre percé d’une infinité de trous, est enchâssé dans une lunette de bois. On
F'ig. 77. — Tamis en cuivre pour passer la terre.
le place au-dessus d’un cuvier destiné à recevoir la bouillie qui filtre au travers du tamis. Ce cuvier, muni d’une ouverture assez élevée au-dessus du sol, est mis en communication par
La fabrication.
un tuyau avec un grand bassin carré dont les planches latérales sont enfoncées dans le sol à deux pouces de profondeur et dépassent celui-ci d’environ neuf pouces. Le fond du bassin doit être d’une grande dureté.
Le mélange passe par le tuyau pour se rendre du cuvier dans le grand bassin,, dont on a soin de garnir le fond avec du sable AUj pour que le mélange ne puisse s’y attacher. Lorsque le bassin est rempli^ on le laisse quelque temps en repos afin que la terre ait le temps de se déposer au fond, Puis^ quand l'eau est clarifiée ^ on la fait échapper par un trou qu’on avait eu soin de tenir clos jusque-là. Cela faifi on abandonne la terre à elle-même pour qu’elle sèche.
Lorsque la terre a obtenu le degré de sécheresse convenable^ on la coupe avec une espèce de crochet (fig, ']%), on la débite
Fig. 78. — Crochet pour couper la terre sèche.
par morceaux carrés qu’on place sur le côté pour qu’ils continuent de sécher; puis^ après les avoir brossés avec soin pour enlever le sable qui a pu y demeurer attaché^ on transporte la terre ainsi préparée aux faïenceries.
Un coup d’œil fixé sur notre figure y3 fera saisir, dans leur ensemble, les différentes parties de cette première opération.