‹ Histoire de la faïence de DelftChapitre 8 sur 23 · II · texte numérisé non relu

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lement habile ^ mais encore riche et généreux. C’est lui^ en effet J qui en i66i, conjointement avec son collègue Q. Kleynoven J meublera le nouveau local accordé à la Gilde de Saint-Luc.

Jamais réussite ^ on le voit^ ne fut plus complète ni surtout plus rapide^ ajoutons, ni mieux justifiée; car Aelbregt de Keizer, dans un temps où la porcelaine du Japon constituait une nouveauté des plus coûteuses, eut l’idée de la contrefaire. Il s’y appliqua, et y parvint au point que « ceux-là mêmes, nous dit Gerrit Paape, qui pouvaient à bon droit se vanter d’avoir les premiers introduit la porcelaine des Indes orientales dans leurs provinces, s’étonnaient de la beauté de l’imitation, et, quoique en possession des plus magnifiques pièces originales, n’hésitaient pas, tant ils les estimaient, à acquérir des copies ».

Cette contrefaçon est, en effet, de tout point admirable. Cherchez, dans les grandes collections, ces fines assiettes, ces tasses délicates et légères, décorées en camaïeu bleu, ou encore ces délicieuses soucoupes à fond « persillé ». Même la pièce en main, l’illusion est complète; il faut une fêlure, un éclat, quelque menu accident, ou bien encore la marque, pour qu’on soit certain de n’avoir point sous les yeux une oeuvre japonaise. Cette marque, qui consiste dans un

souvent brutal, sera contrefaite dans la suite par vingt plateelbackers, qui abuseront d’une communauté d’initiales pour créer une confusion de produits. Mais ce qu’on ne pourra contrefaire, c’est la légèreté de ces pièces charmantes, leur déli-

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catessCj leur finesse, et surtout l’admirable élégance de leur ornementation.

Représentez-vous maintenant l’originalité batave mal satisfaite de certaines porcelaines orientales^ qui l’étonnent plus quelles ne la charment; rappelez-vous le chevalier Wagenaar^

Fig. 49 et 5o. — Aiguière polychrome et dorée avec son bassin (copie du Japon). (Collection John F. Loudon.)

« grand connaisseur et fort habile en ces sortes d’ouvrages », envoyant aux artistes japonais des modèles de sa façon, et les articles fabriqués d’après ses indications ayant une vogue surprenante (i). Et maintenant figurez-vous Aelbregt de Keizer, installé à Delft, façonnant au goût de ses compatriotes des poteries délicieuses qui rappellent l’Orient par leur finesse.

(i) Voir les Ambassades mémorables , citées par Jacquemart, t. I, p. 14G.

leur éclat J leur décor, mais qui se plient à toutes les exigences de la mode et du goût, et vous aurez le secret de son étonnant succès. Aussi, toute sa vie poussa-t-il la fabrication dans ce sens un peu spécial, et plus tard nous trouverons ses successeurs, c’est-à-dire ses enfants, se conformant à ses traditions, persévérant dans la voie par lui ouverte, et l’élargissant.

A sa mort, en effet, son fils, Cornelis de Keizer, et ses deux gendres, les frères Jacob et Adriaen Pynacker, formeront cette célèbre association qui déposera sa marque de fabrique, marque compliquée, étrange (peu usitée, car je ne l’ai jamais rencontrée, et je ne sache pas que personne l’ait jamais vue), présentant, échafaudés l’un sur l’autre, les monogrammes des trois associés :

Ces monogrammes se disloquèrent, du reste, en même temps que l’association qui les avait réunis; car, plus tard, nous les retrouvons isolés, séparés, et personnifiant trois productions différentes, dont l’une resplendit d’un éclat exceptionnel. Je veux parler de la fabrication d’Adrien Pynacker, de ces copies du Japon, bleues, rouges et or, étonnantes de légèreté, surprenantes d’éclat, et qui, mieux encore que les œuvres d’Aelbregt de Keizer, jouent le trompe-l’œil et confondent l’amateur par la fidélité de l’imitation. Tout le monde connaît ces reproductions admirables, qui portent la célèbre marque ;

Nous n’insisterons pas sur leurs qualités exceptionnelles, sur la

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prodigieuse habileté de leurs auteurs. Nous disons : de leurs auteurs J car il y aurait imprudence à attribuer toutes ces pièces à un seul fabricant. Et^ même parmi les plus anciennes , il en est en effet plus d’une où le monogramme célèbre sert à dissimuler une adroite contrefaçon.

Pendant qu’Aelbregt de Keizer lançait la faïence de Delft dans ces voies orientales^ Abraham de Kooge imprimait à la fabrication de Pieter Oosterlaan une direction qui, pour être moins exotique, n’en était pas moins brillante.

Au lieu de chercher à créer de la pseudo -porcelaine faisant illusion par sa légèreté et son éclat, il accusait, au contraire, les qualités de la faïence. Chez lui, le biscuit demeurait épais; la couverte prenait une teinte laiteuse; l’émail, par l’excès de l’étain, gagnait en pureté, mais devenait plus friable; et, sur ce fond gras, onctueux, une peinture serrée dans ses contours, mais large dans ses ombres, fondue dans ses demi-teintes, toujours correcte comme dessin et comme effet, étonnante comme justesse et comme puissance, créait ces plaques merveilleuses, ces paysages, ces portraits en camaïeu qui sont l’honneur des collections Loudon, Evenepoel, Maskens et Six.

Jamais, on peut le dire, la peinture céramique, en tant qu’art, ne s’est élevée plus haut, et je crois qu’il est impossible de la pousser plus loin. Dès i65o, du jour où nous le voyons décorer ce beau plat appartenant à M. Arosa (fig. 5i), et qui doit immortaliser la naissance de la petite Élisabet Heymens (i). Abraham de Kooge est en possession de tous ses secrets. Jusqu’en 1666, date des

(i) Voir, à l’état civil de Delft, Doopboek, n° 14, à la date du i3 novembre i65o.

dernières œuvres que nous connaissons de lui^ il ira en progressant. Sans paraître négligée ^ sa touche s’élargira; elle deviendra plus grasse; ses ombres seront plus douces,, plus transparentes; leur dégradation sera plus délicate j plus fondue, et l’image gagnera en douceur et en charme.

Notez qu’en descendant de ces hauteurs, qui confinent à l’art pur. Abraham de Kooge n’abdique pas ces qualités superbes qui font de lui un maître, dans l’expression la plus large de ce mot. Jusque dans les moindres objets, dans les ustensiles d’un usage journalier qu’il fait exécuter ou qu’il inspire, nous retrouvons ce même cachet de science élégante, cette même maestria de formes et de décor, qui donnent tant de relief à sa personnalité.

Considérez cette petite aiguière (fig. 55) de la collection Loudon, qui orne le commencement de notre chapitre suivant; admirez cette boîte à thé que conserve le Musée de Sèvres et la buire gracieuse de la collection Evenepoel.

Ces deux dernières sont signées de son chiffre, qui, par

une coïncidence monogrammatique pour ainsi dire fatale, se rapproche de celui d’Aelbregt de Keizer. Eh bien ! toutes ces jolies pièces ne nous le dénoncent-elles pas comme le vrai fondateur de cette fabrique de la Tête de Maure, qui produira dans la suite tant d’ouvrages admirables? Les Hoppestein, ses successeurs, ne feront, en effet, que suivre ses formules et s’accorder à son goût. Jacobus Kool, qui viendra après eux, se conformera aux traditions léguées par lui, et c’est encore son esprit qui nous apparaîtra dans les œuvres si richement décorées de Johannes Verhaagen.

Certes, voilà bien une des personnalités les plus puissantes qu’ait produites l’art céramique européen. On peut le

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proclamer hautement, et cependant ^ privilège magnifique de rÉcole de Delft, cette physionomie magistrale n’est pas placée à de telles hauteurs que nous ne puissions mettre à ses côtés une autre figure digne ^ elle aussi^ de notre admi-

Fig. 5i. — Plat commémoratif décoré en camaïeu bleu. (Collection de M. Arosa, à Paris.)

ration et de nos respects. Après Abraham de Kooge^ il nous est permis de parler avec éloge de Frédéric Van Frytom.

On sait peu de chose de Frytom. Quelques détails de sa vie nous sont racontés par les registres de l’état civil. Les doopboeken de Delft nous le montrent j de i658 à 1673^ habitant successivement le territoire des deux paroisses ré-

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formées J et mari empressé de Pauline Steevens Born^ à laquelle il prodigue huit enfants en moins de treize années. Il élève bien cette famille et lui lègue une certaine fortune ^ car J en 1688^ nous retrouvons l’un de ses fils^ Barentj neveu d’une Leeuwenhoek et fort apparenté avec les Abraham Van Dyck et les Van der Wal^ qui étaient les grands céramistes du moment. Fit -il partie de la Gilde de Saint-Luc? Cela semble assez probable ^ quoique nous n’ayons pu retrouver son nom sur le meestersboek. Mais celui-ci présente une lacune vers ce temps j et son infaillibilité se trouve ainsi ^ momentanément J sujette à caution. Le certain,, c’est que ses œuvreSj admirables de tout points nous le donnent comme un artiste de premier ordre.

On connaît de lui des plaques et des assiettes^ des plaques surtout, et parmi celles-ci un paysage magnifique (voir planche VIII), portant une signature magistrale,

f -Vfkytom

et qui est, dans ce genre, un des plus vastes morceaux connus. C’est cette plaque, appartenant maintenant au Nederlandsch Muséum de la Haye, qui nous a révélé son nom.

Comme Abraham de Kooge, Frédérick Van Frytom préféra le camaïeu bleu à la polychromie, et comme lui encore il fit bon nombre de paysages; mais à cela, et au délicat talent qu’ils déployèrent l’un et l’autre, doivent se borner les rapprochements. Le premier, traitant son art en peintre consommé, arrive, avec du blanc et du bleu, à nous faire voir des couleurs; il charge son travail d’ombres et de lumières, répartit ses masses, les équilibre et compose un tableau véritable. Prenez pour type de sa manière ample, large et puissante.

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cette belle tête barbue qui est un des ornements de la collection Loudon (planche VII). L’autre^ plus léger de touche^ plus simple d’exécution ^ sans être cependant plus sommaire dans sa facture ^ traite son sujet davantage en croquis. Rien n’est chargé J tout est transparent dans sa manière j et les premiers plans ne doivent leur vigueur qu’à un trait plus accentué j à une couleur plus intense et à quelques ombres légères. Ses feuillages J qui surtout sont admirables^ sont déchiquetés avec quelques légers coups de pinceau qui rappellent les premières œuvres de Ruysdaël,, celles qu’on nomme son «point de dentelle ». Ses petits personnages ^ solidement drapés ^ joliment posés^ amusants^ spirituels^ sont indiqués par un trait qui les enveloppe,, et ce trait suffit à leur donner l’aplomb et le relief qui leur sont nécessaires. Tout le reste de la composition est J du reste ^ traité avec la même délicatesse; et malgré cette facture sobre, simple, concise, tout est bien en place, indiqué avec précision et suffisamment achevé pour charmer les yeux et enchanter l’esprit.

N’eût-elle produit que ces quelques artistes hors de pair, la céramique de Delft pourrait certainement revendiquer une place au premier rang parmi les arts industriels de l’Europe moderne. Mais autour de cette pléiade glorieuse vient graviter toute une légion d’astres secondaires, dont on trouvera plus loin l’histoire détaillée, et dont nous ne retiendrons ici que trois ou quatre noms.

Ces noms sont ceux des Kleftyus et des Eenhoorn, les beaux-frères de Pieter Oosterlaan; car non-seulement la veuve de Lambrecht Gysbrechts avait fait recevoir son fils maître plateelbacker , mais encore elle avait marié ses trois filles à des maîtres faïenciers. Et parmi eux, les Eenhoorn formèrent

une dynastie véritable^ comme aussi les Kam dont il nous faudra dire quelques mots.

Les Eenhoorn furent au nombre de trois ; Wouterj le père^ qui s’établit en i658^ et ses deux fils^ Samuel^ qui fut reçu maître en 1674^ et LambartuSj qui entra dans la Gilde en 1691. Les Kam sont plus nombreux. On en compte cinq depuis Piet Gerritsz Kam^ qui fut reçu maître en 1667^ jusqu’à David Kam J qui en 1714 était encore doyen de la corporation. Tous furent de remarquables artistes. Les Kam s’adonnèrent plus spécialement au décor en camaïeu; et le plus illustre d’entre eux^ Gerrit Pietersz (1675), créa un genre de décor surprenant. Ce sont ces grands plats (fig. 46)^ ces potiches immenses,, aux allures japonaises^ chargés de personnages fantastiquement contorsionnés J humoristiquement jetés ^ Chinois mêlés d’éléphants ( notez bien ce fait ) et d’autres animaux indiens; mélange hétéroclite^ extravagant ^ admirablement dessiné^ et dont chaque détail est enveloppé dans un trait noir^ preste J habilement tracée ayant toute la netteté d’une incision au burin. N’y a-t-il pas là une phase curieuse de l’art céramique ; la faïence européenne interprétant l’art chinois à sa façon^ juste au moment où celui-ci copie à profusion les dessins européens qui lui sont prodigués par la Compagnie des Indes ?

Chez les Eenhoorn^ l’ensemble fut moins parfait. Deux s’adonnèrent à la polychromie, et le troisième au camaïeu, car je n’hésite pas à attribuer à Samuel Van Eenhoorn les pièces qui portent le monogramme suivant :

œuvres à l’engobe teinté d’azur, à l’émail éclatant, si personnelles de conception, si intéressantes de facture, si originales

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de formeSj et qui semblent donner une note à part dans ce concert brillant de lignes gracieuses et de couleurs éclatantes.

Ce sont ces mêmes ouvrages délicats, un peu pâles, qu’on a donnés à un mystérieux Suter Van der Even, dont les traces sont insaisissables, qui n’a jamais vécu à Delft, et dont le nom, nullement hollandais, fut inventé sans doute pour expliquer une signature.

Fig. 52. — Cafetière polychrome cannelée (décor cachemire).

(Collection J. F. Loudon.)

Quant à Wouter et à son second fils Lambartus, leurs oeuvres polychromes peuvent compter parmi les plus belles et les plus hardies. Déjà, du temps du vieux Wouter, elles étaient justement admirées; c’est à lui que le « Magistrat de Delft s’adressait quand il voulait faire quelque cadeau d’importance à des princes ou à des ambassadeurs. Mais il appartenait à Lambartus de porter ces grands et beaux ouvrages à une perfection qui n’a pas été égalée depuis. Élève de son oncle Willem Kleftyus, il continua la manière de

celui-ci en la perfectionnant. Et dans ces potiches merveilleuseSj aux dimensions colossales^ aux profils harmonieux^ cannelées^ décorées dans ce genre spécial qu’on a nommé « cachemire y>, mélange de lambrequins majestueux ^ de fleurs éclatantes et d’oiseaux fantastiques^ qui sortent pour la plupart de ses mains, on reconnaît, agrandie, élargie, rajeunie, l’inspiration du céramiste qui signait ses œuvres du monogramme suivant :

Lambartus n’eut guère dans ce genre magnifique (voir figure i5) qu’un émule, qu’un rival, Louis Fictoor, dont, soit hasard, soit concordance volontaire, le monogramme se rapproche singulièrement de sa signature. Et leurs œuvres se confondent si bien, qu’aujourd’hui, pour faire la part de chacun d’eux, il nous faut chercher dans des combinaisons monogrammatiques quelques traits accidentels qui viennent nous éclairer.

Monogramme de Lambartus Eenhoorn. Monogramme de Louis Fictoor.

Même dans leurs plus délicats ouvrages, leurs cafetières (fig. 52), leurs théières et leurs plaques, c’est la même préoccupation d’élégance, la même délicatesse d’exécution, la même finesse et le même éclat. Et s’il nous fallait décerner à l’un d’eux une couronne ou une palme, nous serions certes dans un grand embarras.

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Pour en finir avec cette éclatante période^ il nous reste à dire quelques mots d’un industriel de méritej dont l’existence n’était même pas soupçonnée,, et qui fut cependant l’un des producteurs les plus féconds et les plus variés de son temps. Je veux parler d’Aegestyn Reygsnsbergh ou Reygens. C’est par lui que nous terminerons cette étude de la grande ^ puissante et féconde époque de la céramique delftoise, Aegestyn Reygens est ce faïencier dont le nom absolument inconnu a fait attribuer à un Français ^ Claude Révérend^ une foule d’ouvrages produits par les plateelbackers de Delft. Malheureusement pour l’artiste français ^ le meestersboek de Saint-Luc n admet pas de discussion. Il est formel. Aegestyn Reygens n’est pas un être de raison. En i663, il s’établit à Delftj prit à son service un élève d’Aelbregt de Keizer^ Jan Jansz Culick^ déjà en possession du secret de ce beau rouge qui avait alors tant de succès. Reygens,, en outrej était riche; il fabriqua beaucoup; et c’est à lui qu’il faut reporter la plupart de ces services si remarquables ^ copiés du reste sur ceux des Keizer et des Pynackerj et qui sont marqués :

Ce qui J malgré la différence des initiales j avait causé cette confusion et fait donner à Claude Révérend la plupart de ces œuvres délicates ^ ce sont certaines assiettes avec des inscriptions en notre langue. Mais en les examinant bien, ces inscriptions prouvent, au contraire, qu’on a sous les yeux l’œuvre de peintres ignorant absolument le français. Les u accentués, les majuscules mal réparties, les césures faites de travers.

des mots incomplets ou mal orthographiés ; veues pour veuves^ tàblaeu pour tableau ^ suffiraient à dénoncer une main étrangère,, si la forme de la lettre ne venait révéler un écrivain hollandais. Les Japonais, pour charmer la Hollande, copiaient les dessins de M. Wagenaar; qu’y a-t-il de surprenant que les Hollandais aient expédié en France des assiettes munies d’inscriptions dans notre langue?

Fig. 53. — Assiette à décor polychrome, faussement attribuée à C. Révérend. (Collection de M. Gasnault, à Paris.)

Fig. 54. — Assiette en camaïeu avec le portrait de Louis XV et motif de la bordure. (Collection de M. P. Gasnault. )

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