‹ Histoire de la filiation et des migrations de peuples (volume 2)Chapitre 29 sur 39 · Première partie · texte numérisé non relu

Première partie

Il nous^ reste à examm^ deux peuples caucasiens, niais établis de temps immémorial dans les plus belles parties de l'Europe : ce sont les populations primitives de la Grèce et de l'Italie.

Les premiers habitants de la Grèôe sont les Pélasges. On ne peut mettre en doute qu'ils soient descendus de l'Asie septefDtnonale; leur arrivée est antérieure aux migrations germanique et esclavonne, et ne peut, par conséquent, se lier à aucune autre qu'à la migration celtique. On ne pour-

rait m douter qu'aaiaot que l'obfienratiaa de leiirs coutu- 111^9 établirab une séparation radicale entre en et les pre<miert émlgrants ; mais, loin de Jà, les mœurs des habitante de la partie de la Grèce ou durent -natureUemeiii se retirer les PélasgeSy sont pvéciséBient odlea qui TappeBent te plus celles des Celtes asiatiques. Tous les caractères» et l'ordre que nom avons assignés aux migrations justifient donc Tori^ gtne celtique des Pébsges. Les faits Usâoriques, consignés dans les plus anciens hfstorieas de b Gréoe, nous ftmrais^ sent des preuves à l'appui de cette opinion , fondécLSir. des considérations ^|foygéoéniles. Kotis ne pouvons donc qu'adbérer à j^f^0^èd^ partisans de celte descendance desPélasges; ain^^'îe titre d'AiilocbtkM^ que se donnaient les Grecs ne/iious empêche pas de les lier au grand sys« tëme dontits sont^ au contraire , par suite de quelques circonstances locales rapportées jlans l'ouvrage, la justifica^ lion toute particulière.

Seconde partie.

Le grand nombre de peuptoa entre lesquels Vltalie éuût fractionnée 9 offre une première difficulté ; il Êuit les lier entre eux avant de chercher à les rapporter à an point de départ quelconque.

Les Étrusques, malgré leurs prétentÎMiS à la priorité, forent précédés par d'autres peuples. Nous n'anrons point d'époque fixe pour leur première entrée en Italie, et ce

n'est (|oe par des ooi^eetures historiques que Voa peut déterminer Tordre des établisseoienls de ces peaples. Les mis vinrent dlQyrie , les nutras par la Ligurie, et se pnasuf) rent les uns les autres vers la poinle wénàkmAi d^ la Pé*- «BSide, b Sîiâe et ks Ses ^k pdtonfVMe^ gialMBs odiquEfl se sqMarpaiqit, «t précèdent les colonies fftKKfOMtm pâasgiques. Les Étrusques succèdent à celles* ci. L'angine des Étrusques ne peut être rai^nuablemeut attrSmée qu'aux Rasenœ, ancirà» habitants du Trentia et des Alpes du Tyrol, Les calculs chronologiques de ce peu^ pie ne permettent pas de le foire rem>nv&c au-delà d? l'an 1000 avant Jésus-Christ, suivant¥reret. K lescbiffires ne peuvent être que des approximations, ce genre de preuve les place du moins à la suite des autres nations. Ces- calculs sont les mêmes que ceux des peuples de rAsié orientale et occidentale ; les résultats devraient , par conséquent, être les mêmes. En résumé, les diverses peuplades primitives sont ramenées aux Celtes, et forment une même nation sous différentes dénominations. Les rapports chronologiques conduisent à admettre l'influence civilisatrice des Phéniciens. M. Niebuhr admet, à l'exemple de Freret, d'autres peuples avant les Étrusques.

Les Pélasges se font reconnaître dans diverses parties de l'Italie, et les autres peuples peuvent être ramenés à cette branche. Enfin , quel que soit l'itinéraire qu'on leur trace, ces nations ne sont jamais isolées de la branche asiatique septentrionale, sous le rapport de famille. Niebuhr et Freret sont d'accord sur l'origine des Étrusques, qu'ils font tous deux Rhétiens , et auxquels ils donnent le nom de Raseuse.

Étrusques, Tyrrhéuiens, Ombri^, en général, tous les peuples de rancienne Italie, se résument en dem mots : Péhsges et Celtes/ et nous ne distin^ons pas ces deux peuples. Ainsi l^ peuples dltaBeâppaartiénneiit à la migration celtique par les deux routes grecque et illyrienne, et leur civilisation est le résultat de Tinflueiice phénicienne et des débris des idées religieuses de l'Asie, orientale. Ainsi la Grèce, l'Italie et les côtes de l'Asie mineure, comme nous Tavons fait voir antérieurement, sont couvertes d'habitants de même femille; ils appartiennent à la première migration ou aux Celtes , nom colleetif des diverses peuplades de cette série.

CLASSrFIC.VTïON DES PEUPLES D'APRÈS L'HISTOIRE.

Page 1