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• Tom. 5, p. 479, Calcutta.
William Jones prétend bien que les peuples sémitiques ont un autre ordre de langage; mais nous n'admettons pas ce fait» que nous avons combattu par des considérations que nous avons appuyées d'autorités nombreuses et respectables. Ces peuples, comme les autres, appartiennent à la même famille , aussi bien sous le rapport des langues et de la religion que sous les rapports de race; tous aboutissent à l'Iran, et l'Iran lui-même au versant occidental des montagnes du Tibet, ou de l'Imaûs.
Cette doctrine historique nous met en droit d'adopter l'opinion suivante, si bien &tte pour corroborer l'ensemble des documents que noué avons réunis ; c'est l'opinion du célèbre Pallas. *
« Linde et le Gange , qui vont mêler leurs < eaux à l'Océan Indien , et le Ghoango qui , trar c versant la Chine, se jette dans l'Océan oriental, c prennent leurs principales sources dans les c effroyables groupes de montagnes au nord des c Indes» dont le Tibet et le royaume de Cache* iK mire sont hérissés , et qui ont été célébrés par
* Pàllas, Formation des montagnes^ p. 55 — 55. Jcad, de St,'Piter$bourg^ 1777, 1" partie.
« tous les voyageurs. C'est donc là le terrain le € plus élevé à 1 égard de toute l'Asie méridio- € nale ; c'est de là que tous ces heureux climats « penchent vers le tropique, et reçoivent Tin- « floence de la zone torride par les vents du c midi; c'est de là que partent les chaînes de € montagnes qui parcourent la Perse vers l'oca cîdent; les deux presquîlesâe l'Inde, an sud, « et la Chine, vers Torient. C'est dans les vallées € du midi de cet ancien pays qu'on doit chercher € la première patrie de notre espèce, surtout de c la race des hommes blancs, qui ont été, de là,
< peupler en foule les heureuses contrées de la c Chine, de la Perse, et surtout de l'Inde, où , c de l'aveu de tout le monde, habitent les nations c les plus anciennement cultivées de l'univers, et « oii peut-être l'on doit chercher les racines des
< langues primitives de l'Asie et de l'Europe. Le € Tibet même , la plus haute contrée de' TAsie,
< dont les habitants se disent issus d'une race de
< singes aborigènes, auxquels d'ailleurs ils por- € tent quelque ressemblance, n'a été (selon leurs « traditions) policé que par des instructeurs ve- € nus (Je l'Inde, et n'en était peut-être qu'une co- « lonie échappée dans les premiers âges de la vie
< sauvage , ainsi que la plupart des peuples de
< l'Asie, les colonies de rElurope, et les habitants
< de tant d^iles au midi de TÂsie. »
Ce tableau géologique et historique du célèbre professeur est la conclusion véritable de tout ce que nous avons cherché à établir; et ce n est pas un léger motif de ocmfiance que cet accord de rhistoire avec la doctrine scientifique. Ce qui a dû être, suivant la science, a été, suivant Thistcwe : concordance qui justifie l'espoir que nous avons conçu d'avoii* marché dans la véritable voie historique ; espoir qui deviendra plus ferme encore par les résultats analogues que nous déduirons des observations qui nous restent à faire.