LIVRE IV
DBuxiflan PABvns. ^ indou»*
4.a période Indienne est la même que la période chaldéenne. •— Tradition dn délnge* — Des Ayatars ou incarnations de Ylschnou. — Système des âges. — Il est semblable à celui des Grecs. — Ghro^ nologie des Indoos. — Système des générations. — Opinion de Fré- Tet. — Le calcul des Indous est d'accord ayec celui des Septante* «^ Origine des Indous. — Ils Tiennent du nord. — Les calculs des Indous identiques à ceux des Perses. — Antérieurement au qua*- •triéme âge les deux peuples sont identiques. — Ils admettent les mêmes êtres surnaturels. — Les Perses et les Indous Tiennent de la Bactriane. — Les deux peuples s'accordent sur cette origine. ~~ Identité du calcul des Perses et des Indous. -^ La Perse et l'Inde ont été peuplées et ciTllIsées par le même peuple primitif. — Les Thibétains sont Indiens. — - Rapprochement entre les Arabes, les^ Scythes et les Indous. — Toutes les familles de la race caucasienne sont unies en une seule. — Cette liimille a son origine aux moi»tagnes du Thlbet ou à la Bactriane. -- La géologie est d'accord «yec l'histoire , opinion de Pallas.
Nous avons déjà eu lieu d'observer (/iV. 2), et nous rappelons ici que la période indienne est la même que la période chaldéenne.
^e grand âge du monde , suivant les Indouis?^
est de 4,520,000 ans, qu'ils diviseot en quatre
âges :
*..... 4aM0D /f/
On sait que Timportante période de 25,920 ans est le résultat de 560 x 72. C'est le nombre d années qu'une étoile fixe semble mettre à parcourir un degté du gnnd ccrde. *
En comparoat oes àeta. pérîodeft» 43â0t000 et 25,920, nous verrops que parmi leurs (JîviseuM communs se trmtvent 6, 9, 12^ liBf, ^, 72,144^tc., ncfflabret^ qui, aveo leurs divers multiples ^ surtout dans une prograssion dé<»qile , constituent quelques-nneâ des périodes les plus célèbres des Chaldéens, desOees, des Tartares, aussi bie» que des Indoiis.
II n^est pas vraisemblable que )e basArd produise de telles parités. Ainsi , nous pouvons admettre que ces périodes, égales pour tous, ou pouvant être ramenées à une base identique, sont
^ Chronologie êêè tn4wiê. Witf.. Jkmts, (Mcimn, tefii. â, p. 164 et suiv.
des périodes purement astronomiques , et que ce n est pas là qu'il faut chercher la chronologie historique des Indous. Seulement , nous remar^ querons que l'adoption du même chiffre, sauf la multiplication par 10, pemt faire présumer que les Ghaldéens et les Indous ont supputé astronomiquement de la même manière, ce qui constitue un rapport plus spécial entre ces deux peuples. Les Indous nomment âge divin la réunion de leurs quatre âges. Us croient que dans chaque millier de ces âges, ou dans chaque jour de Brfl-> ma, il investit successiTement quatorze menons de la souveraineté de la terre.
Sous le septième menou, surnommé Yaiva* saouata, ou Enfant du Soleil, les Indous disent que toute la terre fut submergée et le genre hu* main détruit par un déluge , à l'exception de ce prince religieux , des sepf richis, saints personnages qui raccompagnaient et de leurs épouses* Cette destruction générale est décrite dans le Bagavadam S et répétée dans le Mémoire de Will Jones * sur les dieux de la Grèce, de l'Italie et de l'Inde.
^ Bagmoadam de d'Obsonville^ p. 212.
' Calcutta, 1. 1", Yoir aussi notre Appmdice*
Il est curieux de comparer ce récit avec celui de Moïse » et de savoir jusqu'à quel point l'histoire du septième menou peut être comparée à celle de Noé.
Les Avatars, ou incarnations de Yischnou, occupent une grande place dans la mythologie des Indous. Ils croient à une multitude d'apparitions de la divinité , ou d'interpositions spéciales de la Providence dans les affaires du genre humain* Dix principaux Avatars se succèdent dans la période actudle des quatre âges, et ils sont tous décrits, suivant l'ordre où on suppose qu'ils ont eu lieu, dans l'ode de Etjaya Déva, le grand poète lyrique de l'Inde. *
Neuf de ces incarnations ont eu lieu , la dixième signalera la fin du monde et le renouvellement de toutes choses. ^
L'ordre des Avatars» varie suivant les contrées, dans les récits des prêtres et dans les légendes religieuses. Gela suppose que la connaissance de ces emblèmes s'est effacée et leur donne une haute antiquité. Les variations qui se font remar-
* WiLL. Jones, Chronol. des Indous, t. a, p. 175. Calcutta, Voir aux Pièces justificatives.
* WiLL. Jones, p. 174. Calcutta.
quer dans les explications tBident à faire croire que (les faite historiques ont été mêlés à rallégorîe primitive. '
Nous ne suivrons pas M. Eusèbe Salverte dans l'explication qu'il donne des Avatars; nous ferons remarquer seulement, après lui, que les Ghaldéens et à leur exemple les Hébreux , comptaient dix générations antédiluviennes , et que les Âva* tars sont aussi au nombre de dix. Le dernier est encore à venir, particularité qui semble assigner au iM|y//i6 indou une plus grande antiquité qu'au Afy/Âe chaldéen, mais qui n'empêche pas que tous les deux ne puissent avoir la même origine.' > Chaque menou se divise en quatre époques, qui reviennent à l'âge d'or, l'âge d'argent, l'âge d'airain , l'âge de fer des Grecs , appelé l'âge de terre par les Indous. Mais, comme il ne conviendrait pas que le menou parût dans des temps d'impureté , les Indous prétendent que le menou ne règne que dans le siècle d'or, et disparait dans les trois siècles humains qui le suivent. On peut donc admettre, tout en faisant de cette allé-
^ Eus. Salverte, Eêmi sur les noms d^hommes, t. 2, note c ^ rbid.
gorie le cas qu'elle mçrite, que Vaivasaouata , ou le septièoie menou , a régné au coiiimen<!enieiit du dernier âge d*or. Le chiffre des iumées est si raonstrueux qu'il ne dort pas nous occuper. Nous pouvcms donc prendre seulement les deux faits principaux;, savoir, le nom et le déluge*
Ce menou passé pour être la siHiche de tout le genre, humain; car les sept ricfais qui furent conservés dans 1 arche ne sont pas mraitionnés comme ^yant engendré des familles homaines. Sa postéri^^ se divise en deux branches , nommées les Enfants du Soleil et les Enfants de la Liine ; les descendants ipâles, en droite ligne, de ces deux familles, sont supposés avoirrégné dans les villes d[Ayodhyâ, pu Aoudh, et de Pratisth&na^ ouVitôra,*
.Cette ville d'Aoudh est située d^ns la partie nord de llnde , et cette position s'accwde avec la route que l'on assigne aux premiers habitants de la Péninsule. Nous pouvons signaler^ à l'op^sîoiK de cette première observation, que les Brâpieis,eui plaçant leur origine au nprd, les Scythesau midi,.
* WiLL. Jones, Chron, des Indous, p. 181.
les Arabes à Forient , fournissent une première considération générale sur l'unité du point central dopA'Us seraient tous descendus.
La chronologie des Indôus est si embrouillée , ^'il.^t bien difiiciled arriver à quelque chose de prQbQ|>ko. ;W3Llohei& lui-pième fiait cette remar-
qn^^ quidnfirme toutes leé séries qu'il nous dotine daas^saicbroîidiogie.Toutefois, il n'est pas impossible; e^ partant de ce dernier point du déluge admis par tes Indiens , d'étabKr quelques rapprochements.
LapoiBtéfitëtfe Vaîvasaouata se divise, comme i^ouk f avons vu , en enfants du soleil et enfants de la lune^dette série composera le second âge; car, ainsi c^ue nous l'avons observé , l'âge d*or est consacré ail menou. Les deux séries devraient donner des nombres égaux, puisque le calcul des teiQps^ S'établit ordinairement sur la moyenne des générations; cette circonstance ne se trouve pas applicable ici , cm* la génération solaire contient; beaucoup pins de noms que la génération lunaire.
Toos-tespàndrts s'accordent à dire que Rama (solaire) apparut en qualité^de roi d'Âyodhyâ dans l'intervalle du siècle d'argent au siècle de
cuivre, entre le deuxième et le troisième âge, par conséquent.
You<^hichthîr ( lunaire ) , sans discussioti , régna dans riutervalie de l'âge de enivre et de Fâge de terre, et est mort aucommaicniiientdukali-yoïig ou de rage actuel. Cependant ce dernier prince est le quars^te-siiûème de 9a race, tandb qne Ramâ, qui devrait être antérieur de tout un kgd , est le cinquante-sixième de la sienne» U y await donc lacune dans la généalogie lunaire, ou addition dans la généalogie solaire.
 laquelle des deux généalogies faut-^îl accorder la préférence? La question paraît insoluble ; mais, en jetant les yeux sur les autres <^culs, peut-être parviendrons -nous à les éclairer mutuellement. L'examen des anci^as écrivaii^ nous fournira un premier texte.
Pline * dit que les Indiens, depuis. Bacchus jusqu'à Alexandre, ont été gouvernés par cent cinquante-trois rois. U ajoute que l'Inde est renaplie < • ,1
d'un peuple innombrable qui n'est jamais sorti de son pays.
. Il est important de remarquer cette circôns-
* Livre 6, ch. 17.
ta0de; elle s'acconde avec les opinions religieuses des Indous, et prouve que, dans un temps fort reculé pour «ous, à Tépoque où vivait Pline, on ne doutait pas de l'antiquité des Indous; que déjà, à cette époque, \b$ peuples de FInde observaient la défense de sortir de leur pays; que cette prescription était consacrée par le temps et les croyances, et que les autres peuples ne leuir disputaient pas une antiquité très reculée.
Ârrien ^ compte, depuis Bacchus jusqu'à Androcottns, comme Pline jusqu'à Alexandre, cent cinquante-trois rois. Avant Bacchus, les Indpus vivaient comme les Scythes^ ne labouraient point, n avaient ni villes, ni temples; ils se couvraient de la peau des animaux et en mangeaient la chair crue, mœurs évidemment en rapport avec celles des Scythes et des Tartares de nos jours, fidèles encore à leurs anciennes coutumes. Ce fut Bacchus qui leur donna des lois^ les rassembla dans les villes, leur apprit à cultiver la terre, et établit un culte parmi euis;. ■
Ces rois ont régné 6402 ans et 3 mois, suivant
Jierum Indicarum liber.
Pline; 5408 seulemeût, $elobrréditî<Hi!de'DaIe* cbdmp^;6Q4â,aiisf,suWaat Amem^.r:: 1 1 -nA
de «eat ciQquajite-troi& rois. ËxduHiiipas sî Tune ou l'autre géiiération s^n ra()fS!io^^ divDsetes ricits mdiejas, •' - ■' -.j "•- '.^ " •
Le premier élémem; suicrl^iiel nous devons opérer, c'est le npmbre des générations dans les deux races du soleil et de la Itipe.
Le Mémoire de William Jones ' nous foiirait le tableau , nous n'avons plus qu'à l'additioaner.
La race du soleil, dans le second âge, compte. S6rois^
dans le troisième. ...... 50
Total 86
La race de la lune compte, dans le $ecoi^ âge. 46
dans le troisième^ . 25
TOTA^. . • . jî . .71
Mais ces vingt-cînq générations du troisième
âge sont la répétition exacte des noms des vingtcinq dernières du second. Il y à double emploi.
* Pline, liv. 6, ch. 17.
* ÀRRiEN, rerum indic, liber.
5 Ckron. des Indous. Calcutta, tom, 1.
D'un autre Ci6té, le nom d'YoucUbichthir se trouve le quaranle-sixième de sa race , et il règ&e dans rintervalle du troisième au quatrième âge : c'est donc à cet intervalle et au troisième âge qu'il faudrait, dans tous les cas, rapporter les vingt-cinq dernières générations antérieures au quatrième âge. On voit la confusion qui résulte de la difficulté d'assigner un temps préds à ces générations; mais, s'il est impossible de spécifier les temps , on peut essayer d'opérer sur les nombres mêmes, et tirer de leurcluflre total' une durée générale, qu'il faudra ensuite comparer aux ré* ^ultats obt^Us par les autres méthodes.
En ajoutant aux quatre vingt*six générations solaires les quatre vingt-neuf générations du quatrième âge, nous avons cent soixante^quinze générations jusqu'à l'année 452 avant notre ère.
En ajoutant aux soixante-onze générations lunaires les mêmes quatre vingt-neuf générations, nous avons cent soixante générations, jusqu'à la même époque de 452 ans avant notre ère.
Mais si l'on supprime le double emploi de vingtcinq générations lunaires répétées dans le second et le troisième âge, il reste cent trente-cinq géné^
rations seulenent. En supposant trente ans par génération :
135 génératioiis de 30 ans, égalent . 4050
Pour arriver à notre ère. . . , 482
Total. ..... 4508
Pour la génération solaire :
175 générations de 30 ans, égalent 5250
Pour arriver'à notre ère 452
Total. 5702
Les cent cinquante-trois générations de Pline et d'Arrien , multipliées par trente, donnent quatre mille cinq cent quatre vingt*dix. En y ajoutant trots cent vingt-sept, depuis Alexandre jusqu'à Jésus-Christ, nous obtenons quatre mille neuf cent dix-sept, nombre intermédiaire entre les deux chiiîres des générations solaires et lunaires*
Si nous conservons les cent soixante générations lunaires, nous avons alors quatre mille huit cents ans, et, avec les quatre cent cinquante-deux jusqu'à notre ère , cinq mille deux cent cinquantedeux au total. Il est facile de voir que ces nombres ne s'éloignent pas assez du calcul des septante , pour que l'on puisse croire à des différences d'antiquité bien effrayantes. Au' surplus, nous ne
cherchons pas à établir une chroook^je sur les séries de générations» c'est un aperça très générait, superficiel même si on le veut, mais suffisant pour notre objet actuel» qui n'est pas, encore une fois, d'établir une chronologie, mais seulement d'indiquer que cette chronologie régulière , qqelle quelle soit, ne pouvant choisir son terrain quie là où nous avons pris le nôtre , ne saurait arriver à des conséquences essentiellement dififérentes , quoiqu'une discussion sévère et spéciale pût modifier certains chiffres.
Bailly nous apprend que dans le troisième^ âge, ce fut Tannée lunaire que Fou admit. On peut en inférer que c'est aux générations lunaires qu'il faut s'attacher pour cet âge. Le calcul pourra être modifié dans ce sens : 56 générations de la race du soleil, 26 lunaires, ou 82 au total. Nous nous en occuperons tout-à-l'heure.
Ainsi, nous ne craignons pas de le répéter, il n'y a rien de bien effrayant dans ces différence&, si l'on veut surtout considérer que lorsqu'il s'agit d époques aussi reculées, tant de changements, d'additions, ont pu être fei^, qup l'on ne^dpit réellement chercher que des approximations.
Mais si les générations sont assez embrouillées
pour ne pas Boas^ condové «Tniie numire sûre, il est me autre maiiière <f oiVis^er k question 43fÊà peut nous amener à des résoitats plus satîstÉÊÈàntSi et qui d'ailleurs ne diflèrent que peu du cdeul^précédènt; c'-est le calcul dès âges.
l durée totale des quatre âges est, nous Fa- Vitos dit, de 4,390,000 ans : ûombre purement astrèncHnique. Observons que, suivant tous les <^lduk anciens oU' modernes , indiens ou européens; lé quatrième âgé ou kàK-yugaJoi dans lequel nous nous trouvons , a commencé 3102 ans avarit notre ère , ce qui nous place en 1836 à l'an 4838 de l*ère indienne.
Frefet,^ qui dans les matières chronologiques a fait preuve d'un espt^it de discernement, d'une sagacité si rares, est arrivé, par la comparaison de plusieurs datés indiennes, rapprochées des dates de notre calendrier, a ce résultat exact. U cite, entre autres, le 11 avril 1730 comme répondant à Fàn iS831 dû- kaK-yugam.
Nous pouvotis donc considérer cette base comme l'élément invariable de toutes les recher^ ches qui concernent les Indous.
> ."tcad. des Insc.^ t. 18, p. 47.
4sn
JSuiysvat i le môme Fceret ; ' cette ' époqtl0 ' d!è SlQSaas P9 donne; pssidei^dëiiieotr àià) dîtonor logie des Septante , qui place le déluge ^n 3501 ayant JtfÇt^ et,, par conséquent, le felt àâtéi&ur dea^.a[)çS^ukaly-y«^. i ^ *^ ^^ •
ie B^gUvadaln ' remoi^ pim kaàti^ttë'^^te époque; il fait medtiân des âges préisédeot^: Leb deux premiers peuvent être considérés comme fob]il9iix ;. m{û$ ildonioesur le troûièiiie ^dêis 'détails plu^ {)f^(»sk ' [' ' *-
Ce que ^^i^m Jones dans sm» Mémoite donne cooime le ^coiid ^t le Irçisième. à^e, est préi^ sente et adopté pa^.BaiUy, danë sqjï Anal^'^ des opiniùns mdienne$, comme n'eà hismà qo'ii&,le troisiième; il ; oontietit tout lé rcalôil' des généraîtionsqui s'élèvent dàm lek denx races à SS^ doiit il fsiat retran<dl;i«^ les quaice pireinières^ qui sbnt évidmnmcSQt fabuleuaesv parpe qu'elles sent ^dni'posées du $oleil, delà luné» d« fif^ronro. Ces ({tta^ tre pi<emiè^eai n'appartiràn»t>pas au troisième âge» parce que Ib troisième âge commexice par un
* ^cad. des Insc. t. 18, p. 48.
^ Bailly, Astrm, Ind.f discours prélim.
déluge arrivé sous Yayyassouden, à la cinquième génération. Ainsi, il ne faut compter que 78 générations.
Le calcul ainsi réduit, nous donne les 26 générations lunaires que le mémoire de William Jones attribue au troisième âge, et les 56 solaires données au second, au total 82. Les quatre^ retranchées de 82:==7&
Elles commencent par Yaivassouden, qui est le même que Vaivasaouata , sous lequel vînt le déluge ; et aoùs avons: remarqué que William Jones liii-piême dit qu'il ne faut prendre comme base dè>tout le calcul de son mémoire que le nom et le déh^e. Ainsi, de Vaivasaouata à Parikcfaitou, fils de Youdhicbthir, sous lequel commence le tiali^yugam, il y aura 78 générations.
La confusicm que nous avons signalée^ entré les deux races ne dcMt pas nous arrêter ; il suffit du bon s^ns pour, appreqdre que dans un long espace de temps., ces. génératicmis non interrom^ pue^ doivent, donner à*peii*près le même chiffre, et on s'accorde à le faire monter à 78 générations.*
fiAiLLY, Astrùn. in<},,4isc.pt}élini.,^p. IxikVi?
Ces 78 générations , multipliées par 30 , nous donnent un espace de 2540 ans avant le quatrième âge ou kaliyugam, nombre peu supérieur aux Septante.
Ainsi toute la discussion peut, en résumé, être rapportée à ceci :
De Fèré chrétienne , en remontsint jusqu'au kali-yugam ••»... 3103 ans.
Les 26 générations, désignée» oonune appartenant au troisième âge, suivant le calcul des Indiens iOOO
Les 56 générations , attribuées au second âge 2000
Total 6102
Mais pour ces S6 générations, les opinions sont partagées. Les uns donnent mille ans seulement, les autres deux mille. Dans le cas où le chiffre mille serait le véritable , il est difficile de croire, que les 26 générations du troisièn^e âge donnassent un nombre égal« Il iaut donc soumettre les deux systèmes au calcul de trente ans par génération. Nous avons, au total, pour les. deux âges,2460i 3102
Et en adoptant la réduction de quatre générations fabuleuses, 5442; en ajoutant à 5442, 1836 ans depuis notre ère, nous ayons pour la sonune des prétentions indiennes 7278 ans ; calcul tout-à-/aît en rapport avec celui des Septante. Le c^cuL de 5442 devient plus frappant encore, si on le rapproche, de 4a versioci de Plkie^ adoptée par Daiedbamp, qui ne donne aux 155 générations qu une durée de5402; ati' liêu/dë 6402 des autres
éditions. ,
Nous sommes, nous le, croyons du mmus, d'après, tout ce que nous venons de voir, endroit de rejeter également, et les prétentions exagérées des Indous, et les réductions non moins exagérées de quelque!^ auteurs qui, par esprit de système, ont voulu faire des Indous un peuple assez moderne. L'antiquité indienne nous paraît être en rapport avec celle des autres peuples. Ils se disputent réciprbqueidGiënt une priorité qui n'existe, on pour* rait presque le dire, pour akicun. Tous, en effet, preiniie)it> teur origine à un point commun, ont deS'iancôtres communs, et si leurs prétentiohs peuvent signifier quelque chose , ce ne serait qu'une antériorité^de civilisation. Or, cette civilisation même, é£n dépit de ses variétés, accuse en.
core ridentité de ses sources. Nou» avans , déjà vu beaucoup de faits à Tappui de cette yérité; nous en trouverons encore dans la f;echQro^e nouvelle que i^ous allons faîre^..ef qui coqsis^., après avoir examiné la question c^ronolpgiqj^/e» à examiner d'où spnt partis les Indous, ou à rçcçyanaître, s'il le faut, que nous manquons de renseignements pour déterminer ce point de leur a^? tique histoire. . ' - .
La mjaniedes Grecs a toujours été de donner des noms de leur pays aux étrangers. Le personnage qu'Arrien et Pline ont nomnié Bacchus» doit avoir un personnage qui lui corresponde dans r histoire de l'Inde. Deguignes^ établit d'une loanière très vraisemblable que ce personnage ^e peut être que Brahm^h que les Indous regardent, comme l'auteur de la nation, comm^ leur législateur , et comme le Créateur de l'univers* Les mèf mes personnages qu'Ârrien fait descendre de Bac.^ chus, desc^ident de Brahmah suivant le^Iiidoi^. Les historiens d'Alexandre * gisent ^ue Baccb^s est le fondateur de Nysa, ville que les Indous wvfk\
^ Tom. 45, p. 154. Acad, des Imript.
* Arribn, jRerum indic» Kber.
ment Nysadapouram. Elle était située près du mont Mérou dans le Toisinage de llndus et des monts Parapomises. La ressemblance de ce nom avec le mot rneros des Grecs, la cuisse^ nous explique un fait de la mythologie grecque. Sans s'arrêter sur cette étymologîe, on peut trouver dans le fait lui-même une raison de rattacher Forigine du législateur indien aux contrées du nord de rinde. C'est là en effet que Ton trouvait an^ ciennement le plus de brahmes, qu'ils étaient le plus puissants, et que le culte de Brahmah s'est le mieux conservé,
Hérodote* remarque que les plus belliqueux d'entre les Indiens du nord étaient ceux dont les mœurs et les habitudes approchaient le plus de celles des Bactriens. Ce qui doit porter à croire que c'est par la Bactriane que les Indiens ont commencé à recevoir les premiers principes de leur civilisation; cela d'ailleurs s'accorde avec leurs traditions. Les Brahmes, en effet, disent eux-mêmes qu'ils tirent leur origine des pays du nord.
Nous avons déjà vu que dans leur chronolo-
1 HERODOTE, lîv. 5, p. 249, édit. Wessel.
gie , ils établissent leurs premiers rois dans la ville d'Âyodhyâ , au nord de l'Inde.
n seirait superflu d!entrër dans de plus loôgs détails sur un fait généralement adopté.
Xk^i deux faits résultent déjà de notre examen» La chronologie des Indous n'est point en opposition afec celle des autres peuples. Leur marche et leurs progrès dans llnde odieu lieu du nord.au midi.
U ne nOus appartient pas d'entrer. . dans le& détails astr(M)omiqpies sur tesquels iSailly ^ fonde son opinion; mai^ nous admettons avec lui ce qu'il démontre dans son astronomie indienne: quîe d&ns le quatrième âge l'année Sfilfâre a été la mesure du temps; nous croyons que dans le troî-^ aième, ce fut L'année Iwiaire. Dans le second, <^tte mesure a été prise des jours, et leurs révolutions d'un soleil à l'autre, comfitées comnie des années.
Par ce moyen , les quatre ^es des Indiens, au lieu d'embrasser 4520,000 ans, se réduisent à douze mille ans. L'intervaUe, encore exagéré, se trouve resserré ainsi dans des bornes plus raison* nahles.
A Aêtron. indienne, dise, prélim., p. iOO.
Cette chrondkigie mérite d'autant {>liis à'èta^ examinée , que k période de do^e niflle ans (fuselle BOfis donne^ identifie le Cftlqid da& Indiens avec celui d^ Rereefi».
Les Fei^seâi dirent qne la dorée du monde' est de dotts^e mille ans , et partait cet intervaUe en ^aatre^artii09» ckaeone de trois Inill^ans^ Ânni» les dém éhroM^égies sont Im mêtties, qttaot à leur durée générale et dans leur diyîsicttieiÉqttairtt parties ou Ages. Deux peuples^ réun^ par une pareille omfenEÀit^, offi^at dié^ un trait-singufier qui autérise à penser que cbaeu» a reeiie^rhérilige d%oe doel^ine {précédente.
Le^^itespaMÉÎsseiit, dans qoélqueMmes ide tèttfè tradttibns^, pkcéi'ki naiss(ftn<?e des hc^mes, et ie àâékmg^ dei» bieMs «l'desitiatii^,apràssk MÎ^ëus pasâé(s,etdaiisbitroîsiè«i€| dlvisîoli'. Lee deois races ^ dont les Ind^M noosdobnent les^gé^ n4r«alîoBis>yse termî^sent au#si a lafiit du ti^oiftjëme
Qr^ «î nous n'avons pas perdu de vue ce que iM»us afvon& dit de lauieiir du Dabistàn , MoMien-^ al-Fanny, nous savons que, antérieurement à
1 Zenàavesta, t. % p. 553.
Kaycfùiàafato, ^ne les Imlerieiis permnadiMHient eomme kor proimr roi et le pFemîer konifliie» il a existé me dynastie pkis àMiisnae : eeUe dès Mahâbâdy ens ; que le rapport qui ei^îsle eslre ces MûhèiAà et le» ntenooa d«» Indiea» est llel 4 que létit (k>rte h ks eMSÎdérer ccNootHie aite méole tra* dîtioitseils des iu>in»differeBls^ d'^devlDiis-mMls pai^eiMMlumVidsftlâtédesdeiis peuplès^antérieH* reoinit an q^aâièitte âge?
Les livres ovienlaœt feat men tion d'nrie !apadi« tifiM febuiéWse qoî plaoe avAnt k règne de Kaybùniairai»' U tsensp» des dives et defé péris. Mais y si eesi éerits omailsiiix osi voidâ s^afiptl^rev' seolé- Hieot smr les) Mnxps hîstotiqties, et faire du cHëf dé' la dynsMtie des PtschdklyMé le prennër hfôAftAe, He o«rt dA*n^jeter daias lesfaUes' tout ce c^ Taf pvéeéd^ ; ce n- est pas aiiksi» pomrtant ^pie les tÊWikiami mèiiie^fid^aieMes, deFirea*étpeaéciietl-< bw Lei tmaps febulen» des Greèe tènfei'mâifc des faits Vrafs^;^ les faUes^ ont vin fi^BdemeiÉ ; le pmt de liaison des faîcs , leur mélange avec des àfâdMioliS' feusses, les font rejeter cfiiatld il s'agit die^ itérie^^ afttâtônlîqttes»; mais cala ne détruit pas^ l'existence de certains d'entr eeux, et le temps où ils se sont passés; sealement, ils sont confos^ et le
peu «ni'on en peut extraire est rangé dans la classe des fables, parce qu'il nest resté que des noms plus ou moins altérés et des faits principaux sans liaison et sans rapports.
Or, les dives se retrouvent dans la langue et la tradition indienne, aussi bien que dans celle dès Perses. Qu'on les considère comme des géni^ ou comme des peuples , on ne peut mer, du moins, que ce ne soit une tradition d'êtres qu'ont également admis les Persans et les Indous.
Les doctrines de l'Asie parurent avoir été formées, dans la Bactriane ou dsms les régions voisines de l'Inde, même à ceux qui s'occupaient de I^vieille rdigion de la Perse , avant que l'on connût ni le zend-avesta, ni les livres des Parsis réfugiés dans llnde. Il résulte encore de ces antiques notions, que la caste qui , en Bactriane , cultivait les sciences et tenait la clef des cieux, avait été plus étroitement liée aux prêtres de l'Inde qu'elle ne le fot depuis avec les mages. *
Onpevt conclure de ce passage que ce fut surtout vers l'Inde que se porta le mouvement émané de la Bactriane. La religion de Zoroastre peut en
1 SCHiossEï», Hist. univ. de l'Jntiq., t. 1", p. 1»8.
être une nouvelle preuve; car toute son ardeur de réfwme se porte principalement contre le culte indien. Il est raisonnable de croire que , puisqu'il s'adressait aux idées indiennes, c'est qu'il les regardait comme l'émanation la plus directe de la vieille doctrine qu'il voulait réformer. U est une autre circonstance toute historique qui confirme ces conjectures. Nous la trouvons dans la lutte qui s'établit entre la Bactriane et les empires qui se formaient autour d'elle; mouvement qui se perpétua, car nous voyons, dans Diodore, Ninuset Sémiramis, attaquer la Bactriane; ce mouvement dut refouler l'ancienne doctrine vei*s l'Inde.
Cette ancienne doolcine, et les tenips auxqpek elle a appartenu, ont été, ind^endamment du Dabistân, et |^âces aux recherches qu'il a personnellement faites, rétablis par Malcolm. C'est dans son ouvrage que se trouve maintenant restitituée l'histoire primitive de la Perse.
Voici le récit de Malcolm ^ ; il est conforme à ce qu^étahltt le Dabistân :
< Moh-Âbad, ou le grand Âbad, est le fonda-
» Hiêtory of Penia, Hv. .1", p. a4S
€ teur de Teoipire et de la première oîvîUwUon. « C'est l«i qui a bliti les villes et org^usé les « ciasl^; il eut treize succesdeors cm Hah&b&âs « qui, avec lui, répasdeat aux quatorae laenous € de riode; et, de même que ces deiwers, vé* f OQranl des ytnigs entiers , de même, les Maha-
< Mds réjg^èreftt des millions d'amiées. Scus
4 de ees i^ncoi, Aasei^Abad, l'empire fut ohan*
4 gé;I)|schy-AframfûmkiiaeDimYelledynasiie, c les Dsohamiens, qm périrent à leur tmur. Yas* f San londa pour lors celle des Yassaniens^ Une ^ anarekie vint anéantir la civilisation, et les « hommes habitèrent les boîs et les ^tèserls, jus- 4 qu'à ce que la divmité réveillât Kayoùmarats ou f Qîlscliah. GehiiHct réttnÂfes hoauneptpars, et
< créa la dynastie des Pisdidâd^ens. Gilsehak c habita fiaUk^ el son successeur fat $am pràt^fik ^ Huaehenli, puis Thamu#^ puis Dsehemsehid.
< Ce fut celuinei qui distribaa 1 mutée solaire , ré^ ^ paiidît partoirt la'cultwre àa la vigne, et reeens-
< titua les castes des anciens Mâhàbâds. » ( £spiraif de ScfUoiâ&t, L i'% p. âO!S.)
« Cette doctrine du Mahâbâd est reproduite c dans un autre ouvrage le Desatir, dont on con-
<i teste l'ancienneté ainsi que celle du Diahistân ;
mais 6llé forme iNd sysèème qm s^accDrde avec la vieiBe religion de Ferd^bei^ Makolmi ^ui avait feiliUcfté ceUrlre, y tr^yadea vestiges du culte aniioitcé par leB Yedas î les fo^nulés mêmes scmt semblables à eeliesdes Yedas^ Gé scmt des prièfres à la U«kai}ge du €réat^ur^ de Ja k»e ^ dft soleil ; des t>l0oètesi 11 y a de Taiia- Iofie4tttr^ feodemble du D^MâBii' et ceki du Zend-Avestai qui est ooihuiie iudk|iié^ pat la promesse faite au Mahâbad à la fin de son livre, de voir renouveler encore les révélations dans la suite. ^ »
Nous pouvons donc nous considéper comme fondés à croire que , antérieurement à Rayoùmarats, il y a eu des habitants dans la Perse, ou plutôt dans la Perse orientale ou Bactriane, que l'un et Tau trcr peuple y place des origines antérieures, à la troisième <livision de la période de dou?;e mille ans, ou kaly*yugam des Indiens. Il rest^ à^ déterminer si l'époque de Kayoiimarats se rapporte à celle qui est assignée au kaly-yugam*
De 864,000 ans, qui ne sont que des jours, nous avons lait 2,400 ans de 360 jours
* SCHLOSSER, t. I«^, p, Sfft.
chacun/ Les détails chronologiques du Bagayadam sont conformes à cette durée , car les 78 gé^ nérations nous donnent 2,540. La durée du troi^ sième âge en jours est donc la même que cette durée exprimée en générations ; c'est un mutuel témoignage que se rendent ces deux systèmes, qui se contrôlent ainsi Tun l'autre. Adoptons ]ce nombre rond, 8400^ qui est celui de Bailly, et ne diffère du nôtre que de soixante ans :
2400 flomoie des âges antérieurs.
3i02 du kaly-yugam à J.-G.
La chronologie indienne divise cette somme totale de 2400 en deux mille ans, pour les générations, et 400 ans, placés comme intervalle entre un âge et l'autre. Ces 400 ans d'intervalle, ajoutés aux 3102, donnent, pour l'intervalle écoulé entre la fin du troisième âge indien et l'ère chrétienne ,
i Bàillt^ Asiron. ind, dise, prélim., p. cxvj
iSeloD Anquetil, *■ Kayoùmarats a régné 30 an$
La dynastie des Pischdâdyens . . . 2491 7 mois.
GeUe des Keaniens% en retranchant
les quatorze ans d'Alexandre. . . 718 Depuis Alexandre jusqu'à notre ère \ 351
Total 3500 ans 7 mois.
Gette^chronologie place donc Kayoùmarats 3501 ans avant notre ère ', et donne une époque absolument semblable à celle du troisième âge indien. Les deux mille ans des temps antérieurs seront également les mêmes, puiscjue dans 1 un et l'autre pays la division de I9 période de douze mille ans se Eût de la même manière, et Ton obtiendra ainsi une seconde date de 5501, parfaitement identique avec celle da commencement du troisième âge indien. Riccioli^ dit également dans sa chronologie que rintervalle écoulé entre la création du monde et Tère chrétienne est, suivant les Perses, de 5506 ans , ce qui ne fait qu'une différence de cinq ans. C'est de plus, la preuve que les Perses
* Zendaveêta^ t. 3, p. 4âl-^4â2.
' j4ead. de$ 2H$., t. 51, p. 84.
^ Bailly, Citron, ind., dise, préltm.
* Chronologie, p. 2R2.
comptaient comme des temps réels la dorée assignée au troisîème âge.
Ces notions réanies établissent d^one manière certaine l'identité de la Perse et de l'Inde dans les temps anciens. Sous le rapport des doctrines cbronologîques, sous le point de vue géographicfue et historique, œs deux poupled n'oal qii mi^ tradition et un même territoire ; leur origine et leurs croyances les y rattach^at égsiettkent; leur langue fut dana ces tem{» reculés ki Mèma Nom concluons que les Persans et le^ladous iwttt éga^ lement cnriginaires de la Bactrîane, c'est-àNitire lia pays situé sur le plateau le plus étové de YAaès^ où déjà nous avoua trouvé tes Scythes^ et vaftaH chérpar la Perse elle^Bièflaie les natioaé dkes Ar»^ méennesou Sémitiques*
Noua pouvons trouver de nouvelles preaws de cette opinion dans les écrit» d'im des pf tis satanis adversures' de la haute antiquité des Indolid. Les Chinois, dit Deguignes,' parlent d'un pays qv'its nomment Ou-tchang. Quoiqu'il soit difficile d'indiquer exactement sa situation, on voit, par ce qu'ils en disent, qu'il avait pour bornes au. midi
*■ Acad. des In$c., t. 40, 1. 316.
rinde, eCau nord iés monts Imràs. Ce pays» qai ft'était pas cmsé l'Inde , était rempli de famille de Brahmes. H ne devait pas être éloigné de œpx qu'avaient oceupés les Greea de la Bactriane » Buoceaaeurs d'Alexandre , paît -être inèKie en Êkisaitr^ii partie. Ceb sert à noos expliquer poprqaoi saint Oément d'Alexandrie^ place des Saœanéens dan» la Bactriane» et Arrieo déa Brahmes du oOté de llndw. C'est sane donle par ces pays que l'Inde a dû i^ommeMer à ae policer.
Dans le pays de Ktu^tep, où ré^^t ceCie iieli* gtcn^ il y avait beauooftp de temples de Fo, ei un gnmd nombre de Boneea; €A oela db temps des Han^ vers le premier siècle de l'ère dirétienii^. Ces 'détails oanfirment ce que le^ Indiens rap* porietit eux*ii^efi,,qiie temr refi^^ & f^i» naissw^ 4m» la partie d^ l'Inde qw est aiA nord.
|)i9||uj^es n'a d'a«itre but m établissant oes 4âît^ quQ de contester l'eatiq^uité des institutîoiis de rinde» pour f^vtifier 9a ehimàre leivorîte, qm vent placer en Egypte la source des sciences et des arts ; maia tes découvertes plus modernes et
* Strom., liv. V% p. 50î^.
les considérations que nous donnons sur la reti* gion de Zoroastre, ne permettent pas de douter que rinde ne remonte beaucoup plus haut*
Nous avons souvent eu occasion de dire, que les traditions antiques semblaient toutes consacrer une espèce de culte aux montagnes; conséquence probable, et d'un ancien séjour sur les lieux les plus élevés , et du salut que les populations avaient dû y trouver contre une catastrophe dont le souvenir restait empreint dans la mémoire des hommes.
Les montagnes du Tibet, les plus hautes de l'Asie, oii les fleuves les phis considéraMes de ce vaste continent prennent leurs sources , méritent donc, à ce titre, d'attirer notre attention. Ce sont les Alpes de l'Asie. Doitony placer le berceau du genre humain? et la tradition des Tibétains, qui veulent se donner pour ancêtres une race de singes, doit-elle être considérée comme une preuve de haute antiquité, de priorité même? Nous ne le pensons pas. Le nom indien d'Himmala , ou Hymalaia, est celui que l'on donne à tout le système de ces montagnes tibétaines, parce que c'est le nom du point le plus élevé.
Les Tibétains sont un peuple doux; les hommes
y sont vigoureux , et leàr physionomie tient un
peu de celle des Tartares, leurs voisins et leurs
conquérants. Ce caractère de physionomie n est donc pas celui qui était propre aux habitants an*
ciens du pays.
William Jones ^ s'exprime ainsi : Les Tibétains sont Indiens, c'est ce qui résulte des recherches de Gassiano \ qui résida long-temps parmi eux.
UÊcriture, les lois et la religion * ont été apportées dans le Tibet vers Tan .65 de J.-G. C'est, de Faveu même de cette nation, la condamnatî(»i de toute prétention à une grande antiquité. Les Chinois disent de même que les Tibétains ont tout emprunté aux Indiens.'
L'établissement de la religion indienne ay Tibet est rapporté dans YAlphabetwn Tibeicmiém de Géorgi; aussi, nous ne nous étendrons pas sur les circonstances de cette introduction; nous ne dirons que le petit nombre de circonstances né* cessaire pour établir que les Tibétains ne sont
I * WiLL. Jones, Miatic researches. t. 5, p. il.
I ' Cassien de Macerata, missionnaire au Tibet, envoyait au
P. George des documents que celui-ci a insérés dans son Mphahetum Tibetanums
» Okorcî, Mp, Tibet,, p. 298.
eilkclive ment qa'uiiie espèce de ùolan^ sous tous les rapports historiques*
Les caractères doot ils se seevent son Leur fangws, qiiof(|iif aneientièment êsa et polysyllabique, emploie plus de letà k iproÉMieiatiott ne V^îg^; rinfioencê! à mge de ta Chine Ka refidu meiiosyUabiqi;
Asni^nient la reUgion des Lamasrii'a p Haissauce snr les froides montagnes dm ' Sortie d'ua dimat plus chaud, die a été no
et dévdoppée par des âmes ainoUieSr qui pi - Mut 4iux phasirs les pli» vifs, le sommeii d pensée et rmacbon du owps. Ce ne fut qii'aprèih» premier siècle de l'ëre chrétienue qu'etki ateii gnft les plateaux du Tibet ,, o» inènie la Gbikie, e qu'eH# vécut alors^, rài^aoiTétat du potffSij Mtam de modificatioiis drverses.
RapprocAfons^ makitfenasit; ce que nous aMns vu jttsqtt^iey des^ divers^ peuples arabes, scythesy ôbm dous , perses, dont noifô avons rapîdem^tit pré« sente les caractères les plus généraux , et nous serons en état de porter un jugement, que nous
^ WiLL, Jones, Calcutta, t. S, p. 11.
^ Herder, t. â, p. 515.
aurons roccasîon de confirmer par quelques recberchea subséquentes.
Je dis avec assumée, dk William Jones S que les Goths et les Indiens avaient le même langage et il flième religion snr plusieurs points.
Les Arméniens se rattachent comme les Per« sans à la souche indi^ine; l'arménien est dans le même cas que le Mnd. Les Arméniens adoraient les m^es divinités que les anciens Persans. ^
Plus loin, le iQâme William Jones ' ajoute :
Les Persans, les Indiens, les Romains, les Grées, les Gotks et les anciens Égyptiens ont in- CMitMlayement parlé le même langage ei pro; fessé la même croyance populaire.
Tontes eee propositions, que nous réunissons ki sous la simple fevme d'assertions, ont été Tobjet de nf>s études précédentes, sauf les Romains et les G^^ees, dont nous parlerons plus tard.
Ainsi , nous voyons figurer dans une même fa«mille primitive joutes les parties de la race dite caucasienne.
* Calcutta, t. 5, p. la.