‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 116 sur 251 · OPERA · texte numérisé non relu

OPERA

(Armes de M. Lescalopier.)

FLEXIA VRBS AHANTISSIMA, AMORIS ET OBSERVANTI^C

TESTE HONVHENTVM HOC iEDIFICAVIT,

ANNO DONINI 1757.

(Armes de la ville.)

Le devis total pour le quai a été d'environ U,000 livres, et celui de la pyramide de 314 livres 48 sols 45 deniers.

L'ingénieur des ponts-et-chaussées était alors M. Valframbert, et M. de Voglie était ingénieur en chef.

Pour la décision à prendre pour ces divers travaux on avait convoqué :

Pour le présidial — MM. de la Rue et Blin des Roches.

Pour l'élection — MM. Pihery et Lemonnier.

Pour le grenier à sel -^ MM. Fleury et Chanevas de la Baudusseraie.

Pour les avocats — MM. Le Noir et Busson.

Pour les notaires — MM. Baratte et Galoys du Mesnil.

Pour les marchands — MM. Le Sellier, Delestre et Boutteville.

Pour les apothicaires — M. Beaufils.

Pour les chirurgiens — MM. Drouault et Lespine.

Messieurs de l'Hôtel de Ville étaient : Desbois de Rochefort, maire; de Biré, Le Vacher, échevins ; Lespine, procureur; L, Lemonnier, greffier.

4759. — Le 46 juillet, on commença à démolir la porte du faubourg des Bancs et on pava depuis cette porte jusqu'aux Capucins.

1758. — Réformation de la marche tenue par le cortège de la procession de la Fête-Dieu. La procession allait de la paroisse Saint-Thomas à l'église des Carmes , passait par la rue Basse, étroite et tortueuse. Le quai n'eiistait pas alors , et les eaux du Loir longeaient tout le côté ouest de cette même rue, plus loin que les bains Boutteville, que du quai on ne pouvait gagner qu'en bateau. Il fallait que sortant de l'église des Carmes (N.-D.-du- Chef-du-Pont) la procession se repliât sur elle-même. De là confusion et désordre. Le procureur du roi au siège présidial représenta au lieulenanl général que la dignité d'une pareille fêle exigerait que la procession se fit de Saint-Thomas à l'église des capucins en suivant la Grande-Rue , qui est très-large. Il y avait à La Flèche plusieurs couvents; or, l'avis des avocatsprocureurs fut qu'on évitât les réclamations et les jalousies en ne s'arrêtant dans aucune de leurs églises , que la procession , arrivant en face du portail du château , tournerait par la rue Vernevelle, conduisant à celle de Notre- Dame (VAve) et arriverait sur la place Neuve (celle de l'Hôtel-de- Ville), où se trouverait un reposoir dans l'endroit le plus convenable , continuerait sa marche par la rue des Jésuites , la rue des Lavallois et celle des Récollets, en face de laquelle on dresserait un second reposoir, d'où elle rentrerait à l'église paroissiale.

On le voit encore, rien ne pouvait se faire, en cela comme en autre O chose, sans l'intei-vention de la justice et de tous les corps d'Etat et de

^u métiers.

j^ Il en fut de même pour l'affaire du collège (4762), puisque pour leur part,

[g , les avocats nommèrent M« Louis Couallier, l'un des hommes les plus esli-

2S mes du pays , avocat lui-môme et officier de l'Hôtel de Ville , au titre de leur

^ député, pour se rendre à Paris et défendre sur place les intérêts de cette

I maison tenant de si près à ceux de tous les habitants.

l£ 4764. — Affaire des Carabiiiiers, — Les carabiniers jouèrent un grand

rôle dans la société de La Flèche; leur souvenir, maintenant effacé, a été longtemps conservé. Louis XIII avait créé, en 4635, douze régiments de carabiniers, qui furent supprimés depuis. Louis XIV les rétablit en 4690, mais sans en faire un corps; il eu fut mis une compagnie dans chaque régiment de cavalerie.

En 4693, ils furent réunis, et on en forma un régiment. Par ordonnance du 43 mai 4758, il prit le nom de Mgr le comte de Provence. Par l'ordonnance de 4762, il fut composé de 5 brigades, chacune de deux escadrons.

M. le marquis de Poyanne, lieutenant général , était sous M. le comte de Provence, mestre de camp, inspecteur. Le major général, ayant rang de mestre de camp, était M. le baron de Livron.

La 4"« brigade, qui fut détachée à La Flèche, avait pour mestre de camp

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