‹ Histoire de La Flèche et de ses seigneursChapitre 120 sur 251 · DÉTAILS DIVERS DU XVII* ET DU XVIII« SIÈCLES · texte numérisé non relu

DÉTAILS DIVERS DU XVII* ET DU XVIII« SIÈCLES

Le marquis de Turbilly mourut à Paris, le 25 février 4776, âgé de 59 ans.

Turbilly éfait estimé 300,000 livres. Il fut vendu à M. de Gallwey, qui habitait Nantes. Cette terre appartient, soit en propriété, soit en jouissance, à M"« la marquise de Broc, veuve en premières noces de M. le comte H. de Gallwey.

En septembre 4775, on a abattu et élargi le pont du faubourg Saint- Germain.

En 4776, la 4»« brigade de carabiniers, commandée par M. le comte de Saint-Giron , avait remplacé à La Flèche la 2°*«. Le lieutenant-colonel était H. de Cambon; Taide-major, M. de Pradel, et le sous-aide-niajor, M. de la Bnssière.

En effet, H. le comte de Pradel , aide-major, voulant faire manœuvrer ses hommes dans le parc môme , ne put en obtenir la permission du supérieur de la maison.

Par suite d'un incident tout particulier, la présence de M. le comte de Pradel nous est signalée dans les archives de l'ancien hôpital de La Flèche.

A la suite d'une contestation dont nous ignorons le motif, mais devant intéresser cet hôpital à un titre quelconque, nous lisons dans ses archives : « Jugement rendu par la baronie de la Roche-Simon, le 20 février 4786, € de S,400 livres en principal et de 420 en intérêts contre messire Jean- € Louis de Chardebeuf , comte de Pradel , mestre-de-camp de carabiniers ; € même jugement pour un capital de 8,000 livres. Cessation de jugement « pour cause d'émigration. »

4776. — On sait que M. de St-6ermain avait voulu établir le régime allemand dans les troupes et les coups de plat de sabre comme punition. On disait à ce sujet à La Flèche que 25 dragons de la RochefoucauU avaient déserté ainsi que 60 grenadiers. On mande même de Lille que toute la garnison avait voulu en faire autant. A La Flèche, les sous-oi&ciers des carabiniers se refusèrent à être exécuteurs d'une pareille mesure. M. le marquis de Poyanne se rendit immédiatement à Paris pour s'expliquer avec le ministre sur le nouveau code militaire qui lui donnait beaucoup d'embarras.

Le 26 août, M. le baron de Livron étant venu pour passer la revue des carabiniers , les officiers donnèrent un grand dîner aux notables habitants de la ville.

On se préoccupait à cette époque d'un procès relatif à la seigneurie de Bazouges. M. Claude-Marin-Gilles de la Bérardière, possesseur du château et de la terre de la Barbée, prenait le titre de seigneur de Bazouges. M"»* Marie Hubert, veuve en premières noces de M. Julien Aumont , écuyer, capitaine-exempt des gardes de la prévôté, épouse de Pierre de Frémont, écuyer, l'un des gendarmes de la garde du roi , habitant le château de

Bazouges, fut maintenue par arrêt du Parlement dans la seigneurie de cette paroisse.

Une pipée, tel est le titre d'an curieux tableau de 4745, attribué à on artiste fléchois , M. Lemercier, auteur d'un grand nombre de tableaux allégoriques, se rattachant à la même époque (commencement du xtid* siècle). M. Lemercier devint plus tard professeur au collège de La Flèche, vers 4770.

Tous les personnages sont des portraits. Le préféré est un procureur sons le plumage du faisan doré.

Un brillant officier voltige bien près de l'idole qui représente une belle femme sur un piédestal.

Le poète englué chante ses amours en face du petit abbé de cour avec son tricorne.

Le poulet d'Inde, que tout le monde connaît, dit la légende du tableau, c'est l'homme important de la ville ; sa richesse ne peut le préserver du sort commun.

Un paysan les regarde tous en riant.

Ce tableau se trouve au nombre de ceux qui forment le petit musée établi à l'Hôtel de Ville par les soins de M. de Lamandé , ancien maire.

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