Laine, Philippe
1848. — Jourdain , Eugène.
1869. — Besnier, François, imprimeur du présent ouvrage; Thielleux, Jean-Baptiste, metteur en pages ; Thibaudeau , Francis , compositeur ; Soyer, Victor, imprimeur.
PfilEURÉ ET CURE DE SAINT-THOMAS. 295
Deniau, tout en le relevant de l'accusation portée contre lui au sujet de sa gestion comme procureur de la Fabrique, de rétablir ces armoiries qu'il avait momentanément déplacées , probablement pour cause de réparations.
Ce détail nous parait inconnu. — Arrêts célèbres. Pocquet de Livon- Bîère.
En 4758, on opéra la refonte des quatre cloches. Les quatre furent nommées par H. Desbois de Rochefort, assesseur au siège présidial, maire de la Tille, et M"* Madeleine-Charlotte Dayoust, épouse de M. Fontaine de Biréy conseiller du roi, juge-magistrat^ échevin.
Toutes les autorités , gardes et tambours assistèrent à cette cérémonie.
En 4762, M* Jean de la Barre, en présence des maire et échevins de La Flèche et du procureur de la Fabrique , dressa un acte par lequel il nommait M» P.-S. Henriquet, prêtre habitué de son église, supérieur et principal des petites écoles des garçons de La Flèche.
Cet acte porte reconnaissance d'une rente annuelle de 50 livres à prendre sur la maison des petites écoles , rente instituée par le testament de M« Urbain de la Planche , vicaire de Saint-Thomas , pour la fondation d'une première messe tous les dimanches.
Avant leur départ, en 4762, les Jésuites vendirent à la Fabrique de Saint-Thomas, le 49 avril, quelques ornements, qui étaient leur propriété particulière, au prix de 500 livr.,afln de subvenir à leurs premiers besoins. Us remirent aux religieuses de Notre-Dame deux caisses remplies de livres à leur usage et de saintes reliques qui restèrent à cette communauté. Mais ils laissèrent au collège tout le mobilier, la bibliothèque et les riches ornements dus à la générosité de M""* de Maintenon , qui avait envoyé à La Flèche une brodeuse de la Cour pour les confectionner dans rétablissement et sous leur direction.
Ce fut en 4768 que l'autorité fit exiger la somme de 300 livres de toute personne demandant à être inhumée dans les églises.
Pierre-Robert Malherbe, W^* prieur commendataire. — Pierre- Robert Malherbe , bénédictin , était prieur de l'abbaye de Sainte-Melaine à Rennes, où il résidait. Il paya à l'évèque d'Angers une somme de 44 livres 43 sous 4 deniers , pour une année du droit cathédractique (1) dû au prélat sur le prieuré, et afferma, moyennant 50 boisseaux de froment, une terre du prieuré près le cimetière , pour y faire une pépinière de mûriers blancs, qui était dirigée par M. Moreau , aïeul de M. Henri Moreau, de la Poissonaiére.
Dom Joseph-François-Marie Malherbe, S/"»» et dernier prieur corn--
(1) Droit dû aux ëTêques, par la loi diocésaine, en considération de la chaire épiseopale.
Noas arons & noter ici qne Richelet, dont le dictionnaire a été imprimé en 1728, dit qu'en France, à cette époque, ce droit était tombé en désuétude.
mendatatre. — Enfin dom Joseph-Franroîs-Marie Malherbe, de la con- {[Tégation de Saint-Maur, docteur en théologie , prieur de l'abbaye de Saint- Aubin , pourvu , en 1778, du prieuré de Saint-Thomas, en fut le 24"* el dernier prieur, et le conserva jusqu'en 1790.
M« Louis Donjon, docteur en théologie, é3^ curé. — M* de la Barre, devenu vieux et infirme, résigna son titre à M* Louis Donjon, curé archiprêtre.
La résignation ayant été obtenue à Rome, on procéda, en 1770, à l'estimation du revenu intégral de la cure, qui fut alors portée à 3,000 livres, pour faire faire l'homologation de cette cession par le Parlement de Paris.
M. de la Barre reçut une rente viagère sur son bénéfice et continua à demeurer dans le presbytère, donnant avec son collègue l'exemple de toutes les vertus sacerdotales.
M. Donjon avait été principal du collège de La Flèche , alors qu'il avait été institué école militaire après le départ des Jésuites. Nous avons parlé de ses débuts au chapitre concernant cette même école.
Sous le ministère de M. Donjon , la Fabrique eut successivement pour procureurs Jean-François Blondeau , avocat à la sénéchaussée , et M* Joubert , licencié es lois et procureur au siège présidial. Ce fut M* Blondeau qui, en 1776, réunit dans deux meubles, nommés chapier et chasublier, dans la sacristie , les vêtements qui étaient enfermés dans des armoires placées dans l'église même.
Nous avons déjà dit que vers cette époque les procureurs commencèrent à recevoir un traitement. Le conseil de Fabrique s'assemblait alors tous les mois.
Nécessité de Vagrandissement de l'église. — L'église devenait trop petite. En vain , en 1 693 , on avait remplacé l'ancien ballet de la grande porte par un rallongement de la nef percé de deux portes sur la cour d'entrée du prieuré. A Pâques, 8,000 fidèles se présentaient à la table sainte. Il fallait donc, disait M« Donjon aux marguilliers, agrandir l'église.
Le procureur de la Fabrique fut chargé de faire faire un plan et un devis estimatif pour élever l'aile proposée, égale en tous sens à celle bâtie au nord de l'église en 1626. Mais, en raison de l'opposition de l'autorité, on ne put bâtir qu'un bas côté, étroit, surbaissé et sombre, communiquant à la nef par trois petites arcades de hauteur inégale. Les dépenses furent couvertes par quelques fidèles , qui ne voulurent pas , par humilité , que leurs noms fussent gravés dans l'inscription placée sur le mur de clôture de la nouvelle construction. — « Ceux qui communieront en ce lieu, se « souviendront y s'il leur ploist, en leurs sainctes dévotions, de prier pour m ceux qui l'ont faict édifier, lesquels supplient de plus le clergé, qu'aux « fêtes solennelles de toute l'année, et pour taujours,il y soit chanté, à
€ l'issae de Vêpres, une antienne du Saint-Sacrement avec un De Profwnc dis pour les défuncts. »
Cette pièce était placée à deux mètres daos le mur de clôture entre le pilier de Tautel de la communion et le premier confessional en descendant Ters les fonts.
M. Michel Milscent, 43^ curé archiprêtre, — A peine ce travail futil achevé que M. Donjon mourut, en 4778. Il fut remplacé dès avant la Toussaint de la même année par M. Michel- Antoine Milscent, fils d'un avocat à la cour royale d'Angers. Rien ne pouvait faire préjuger alors que ce prêtre , distingué par son savoir et son exactitude dans l'exercice de ses fonctions , se laisserait égarer par l'ambition et finirait comme un véritable renégat.
En 4779, on commença à quêter dans l'église pour l'entretien des bâtiments pendant les grandes messes. Le prix d'une chaise était alors d'un sol et de deux liards aux messes basses.
En 4783 , il fut établi un banc d'œuvre devant l'autel de Saint-Sébastien. MM. de l'Hôtel de Ville , les curés , le procureur de la Fabrique y représentaient le corps des marguilliers.
En 4785, M. Joubert, procureur de la Fabrique, fut remplacé par M. René Rocher Desperrés, avocat en parlement au siège présidial.
En 4786, défense, par règlement homologué cette même année par le Parlement de Paris , aux officiers municipaux de faire à l'avenir partie des conseils de Fabrique.
En 4787, les séances du conseil de fabrique avaient ordinairement lieu à l'Hôtel de Ville. Mais , les officiers de l'Hôtel de Ville ayant été écartés de ce conseil , ses membres se réunirent désormais à la sacristie.
En 1790, pour subvenir au culte divin , l'église Saint-Thomas possédait alors :
6 immeubles, dont le revenu cumulé s'élevait à. . 323 1. »» s. » d.
9 rentes constituées 344 8 »
98 rentes foncières 923 47 4
Revenu annuel des chaises et bancs 350 »» »
Total 4944 1. 05 s. 4 d.
La suite de l'histoire de l'église de Saint-Thomas trouvera sa place dans notre troisième période.