RELIGIEUSES DE LA CONGRÉGATION DE NOTRE-DAME
Ces religieuses , dont la maison mère existe à Bordeaux et qui reconnaissent pour fondatrice M"® de Lestonac, veuve du marquis de Montferrant et propre nièce de Montaigne, furent appelées à La Flèche par Mgr Miron, évêque d'Angers, en 4622. Elles venaient du monastère de Poitiers.
Ces Dames suivent en partie la règle des Jésuites et sont occupées de l'éduc^ition des jeunes filles soit riches soit pauvres.
Quoiqu'elles eussent été demandées par le maire et les échevins au nom des habitants de La Flèche , qui désiraient obtenir pour leurs filles les mêmes avantages d'éducation que les Jésuites leur avaient apportés pour leurs fils depuis près de vingt ans, aucune donation ne leur fut faite. L'affluerice des (^léves , et leur bonne administration jointe à une grande économie , soutinrent fructueusement celte maison , qui fut bâtie avec la dot des religieuses. Au moment de leur suppression, elles jouissaient de six mille livres de rente.
On reconnaît encore ce couvent, quoique divisé en plusieurs habitations particulières; ses cours longeaient les anciens remparts; en dehors, elles possédaient tout l'emplacement compris entre les murs du parc et le faubourg Saint-Germain ; du côté de la rue, elles possédaient l'auberge qui fait face et la maison de M. de Neufbourg, où demeurait leur aumônier. Elles y accédaient par un pont placé au-dessus de cette même rue, qui a conservé le nom de VAve.
On compta bientôt dans ce monastère 30 religieuses et 6 sœurs converses. Elles ne purent faire bâtir leur église qu'en 4655; la première pierre fut posée par H. Arnauld , évoque d'Angers , qui la consacra le 28 octobre de l'année suivante.
La première supérieure fut M^^Chénel dont on conserva longtemps le souvenir à La Flèche. M"" Gautier, Morey, Bassigny, de Sales, de la Roched'Orveau et Machefelière suivirent les mêmes errements et rendirent d'éminenls services à toute la contrée. La dernière supérieure au moment de la Révolution fut M«« Saulay.