MAISON DE FONTEVRAULT
Les deux premières abbesses de cet Ordre, fondé à Fontevrault par Robert d'Arbrissel, en ou vers 1099, furent Pétronille de Chemillé et Mathilde, fille d'un comte d'Anjou. Cet Ordre était mixte, composé de religieux et de religieuses, mais toujours gouverné par une abbesse résidant au monastère de Fontevrault. Après l'établissement des Jésuites à La Flèche, Jeanne de Bourbon, fille naturelle de Henri lY et abbesse du Grand-Fontevrault, jugea très-avantageux pour les novices religieux de son Ordre qu'ils fussent instruits par les Jésuites. Elle fit donc bâtir à La Flèche une maison sur l'emplacement appartenant dans sa plus grande partie à M™« Lelasseux , qui habite ce qui en reste.
(1) Le renseignement relatif aux religieuses du Refuge chez lesquelles se retiri le P. Péchard ne nous dit pas à quel Ordre elles appartenaient. Le monastère de TOrdre de de N.-D.-de-Charité-du-Refoge, fondation du vénérable P. Eudes, n'a été établi h Nantes qu'en 1809.
COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES JUSQU'A LEUR SUPPRESSION. 34 i
Lorsque ces religieux eurent reru l'instruction suffisante pour la mission qu'ils avaient à remplir dans les différentes maisons de leur Ordre, on les rappela et on mit à leur place 40 religieuses, qui y vécurent du produit d*une manufacture de ceintures et de bas à leur usage. D'autre part, nous lisons dans le manuscrit d'un jésuite que le motif du remplacement des hommes par les femmes dans cette maison de La Flèche vint de la mauvaise conduite des premiers. Cette maison fut chargée, après l'arrivée des religieuses , de réducation>des jeunes filles nobles et devint assez importante pour qu'il fallut acheter plusieurs maisons pour les ajouter aux bâtiments primitifs.
Sous la supériorité de la princesse de Bourbon , les religieux voulurent se soustraire à, son autorité; mais un arrêt, rendu le 8 octobre 4644, maintint ses droits.