CHAPITRE DEUXIEME
LOUIS XVm. - CHARLES X. - PREMIÈRE RESTAURATION. — LES CENT JOURS. DEUXIÈME RESTAURATION, - VIE ADMINISTRATIVE DE LA FLÈCHE.
Sous-préfets : M. Jules Pasquier jusqu'au 3 août 18U; — M. de la Bouillerie jusqu'en 1830.
M. delà Bouillerie, maire jusqu'au 3 août 4 8U, MM. Georget et Maréchal de Lucé 1«' et 2"« adjoints.
M. Frin, maire; MM. Maréchal de Lucé et Auvé !•' et 2"** adjoints; 27 janvier 1815.
Pendant les Cents-Jours, M. Lépron, maire provisoire en remplacement de M. Frin, faisant les fonctions de sous-préfet.
Sous-préfet par décret impérial : M. Leguicheux-Langlottière.
M. Frin, renommé maire pendant les Cents-Jours, MM. Lépron et Mousset, l**" et 2™« adjoints.
Seconde Restauration, 1815, 1824, 1830. M. Lépron, maire par intérim. 1816, M. Lefebvre-Dubreuil, maire; MM. Mandroux et Frizon de Règes , 1«r et 2'»« adjoints jusqu'en 1819.
M. Grollier père, maire; MM. Mandroux et Frizon de Règes, 1*»^ et 2™« adjoints de 1819 à 1826.
M. Frizon de Règes, maire; MM. de Saint-Hillier et Guyot de Ferrodière, l*"" et 2'»« adjoints jusqu'en 1830.
M. de Saint-Hillier, maire; MM. Guyot de Ferrodière et Bertrand, 1«' et 2°* adjoints jusqu'en juillet 1830.
Les Bourbons ne furent pas donnés à la France par les baïonnettes étrangères, comme on Ta tant de fois répété. Après la victoire, les empereurs et rois qui venaient de renverser Bonaparte , n'avaient pas de plan bien arrêté. Une parole du souverain vaincu, alors qu'il était encore sur le trône , vient nous dire pourquoi la couronne échut à Louis XVIIL Dans l'un de ses entretiens avec l'Empereur, M. de Metternich lui dit que les Bourbons et leur cause étaient entièrement oubliés en France : « Peut-
« être, répondit Napoléon, dont le regard perçait plus loin, pent-étre; « mais après tout, ajouta-t-il , c'est la famille française. »
« Vous ne pouvez pas croire, écrivait M. Guizot en 48S13 à M. Royer- « CoUard , que j'ai jamais pris le mot Restauration dans le sens, étroit et « borné d'un fait particulier ; mais j'ai regardé et je regarde encore ce fait « comme l'expression d'un certain système de société et de. gouvernement, « et, comme la condition, dans les circonstances de la France, de Yordre, « de IdL justice et de la liberté, tandis que sans cette condition, le désordre , « la violence et un despotisme irrémédiable , né des choses et non des « hommes , sont la conséquence nécessaire de l'esprit et des doctrines de la « Révolution. »
L'an 48U, le 11 avril, à 8 heures du matin, le corps municipal de La Flèche, M. le sous-préfet et toutes les autorités civiles, militaires, ecclésiastiques et autres, réunies à la mairie, votent une adresse au Gouvernement provisoire de France; puis, s'étant transportés sur la place du Ralliement, se joignent à la population entière qui attendait leur venue.
Alors M. le sous-préfet annonce l'abdication de l'empereur Napoléon Bonaparte et proclame roi de France Louis-Stanislas-Xavier de France et après lui les membres de la maison de Bourbon dans l'ordre ancien.
Le procès-verbal de cette cérémonie est signé : de La Bouillerie , maire ; Georget, 1* adjoint; de Lucé, 2"»« adjoint; Lefebvre; Rojou; Lépron; Fourmy ; Auvé ; Guéhéry ; de Ravenel ; Mandroux; Juchereau; Meignan; Rocher; Frin; conseillers.
6 juillet 18U. — Extrait du testament olographe de M. Boucher, officier de santé du 9 octobre 1 81 1 :
€ Je désire que ma famille garde parmi elle le petit monument que y ai « életé au cœur de Henri IV. Ma famille peut être persuadée que j'ai très- « réellement recueilli ce que j'ai pu des cendres du bûcher oà le cosur de ce « grand et bon roi fut brûlé. C'est une vérité que j'affirme sur tout ce qui « peut être affirmé par un chrétien et par un homme d'honneur. »
M. le maire et MM. les adjoints, d'après le vœu du conseil^ se sont rendus au domicile de M. Rojou, gendre de feu M. Boucher, lequel, chargé du fardeau précieux , s'est rendu avec eux auprès de M. le général Duteil » commandant le Prytanée.
Le maire, prenant alors la parole, dit : « Monsieur le général ,
« L'objet que nous avons l'honneur de vous présenter contient les « cendres du cœur du bon Henri, sauvés par les soins courageux de H. € Boucher, notre ancien compatriote ; il était fléchois ; il remplit le vœu de « nos concitoyens. »
« Pénétrés de la plus vive reconnaissance pour ce grand roi, aotro
c généreux bienfaiteur, nous vous prions, Monsieur le général, au nom du € corps municipal, de vouloir bien faire placer ce précieux dépôt au même € lieu où ce cœur magnanime fut exposé pendant prés de deux siècles aux ff regards et à la vénération de tous les habitants de cette ville. »
3 août 48U. — M. de la Bouillerie, maire, est installé ce même jour par M. le préfet de la Sarthe, M. Pasquier de Goulans, (4) en qualité de sous-préfet de Tarrondissement de La Flèche. M. le préfet reiùit, après cette cérémonie, la décoration du Lys à M. Georget, premier adjoint, pour le récompenser d'avoir rempli avec zèle par intérim les fonctions de souspréfet.
21 février 1815. — Par arrêté du 27 janvier 1815, MM. Frin et Auvé furent nommés : le premier, maire de La Flèche ; le second , deuxième adjoint, en remplacement de M. Georget; ils sont installés le 2f février.